Les restes d'une civilisation

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Les restes d'une civilisation

Message par Alrik le Jeu 4 Fév 2010 - 21:24


Poussières, cendres, fragments d'objets, ruines, c'est tout ce qui restait du plus grand clan guerrier Nain de Geadrâs, le clan Drakendrengi. Le mucus humide et la végétation s'étaient empressés de reprendre leurs droits sur l'espace délesté par la civilisation. Les os de quelque squelettes survivant au dédale des âges et des tempêtes témoignaient de la présence d'un peuple, d'une cité structurée et hiérarchisée. Les rayons lumineux du soleil levant frappait les hauteurs de la colline comme si elle présentait le final tragique d'un drame. L'humidité des arbres s'évaporaient lentement dans un pétillement de couleur et de charme. La nature semblait regretter la présence de ce peuple comme si ce manque creusait en elle une blessure incurable. L'ancienne magie de "peau brillante" pleurait la disparition de ses enfants tant aimé. Elle n'avait pu les protéger ni de la colère, ni de la folie des clans qui ne comprenaient pas, qui ne savaient pas. Les Sigin-Tarâg des autres clans s'étaient sacrifiés eux même en détruisant la seul race capable de les sauver des dangers que les Seigneurs du Ciel représentaient. Ainsi la race des Nains fut condamnée à jamais de vivre esclave d'un corps mortel aux tourments des âges. Jamais plus un enfant Khuzûd ne vivrait éternellement tel ses ancêtres et la nature pleurait cette perte. Le guerrier en armure d'or blanc admirait la complainte de la pierre, des arbres et du soleil qui s'étendait sur les lieux du génocide. Le vent fouetta ses joues rosies et joua avec les longs poils roux de sa barbe et de ses cheveux. Le porteur de crête resta un instant immobile sous ce que fut le porche du village, son village. Il leva la tête et ferma ses paupières sur ses yeux humectés par une larme furtive. Celle-ci glissa pendant un long moment sur son visage doux et tomba dans les gravats des murs. Il avait beau être un enfant de la roche, ses traits ne relfetaient aucunement la puissance d'un roc mais au contraire la douceur de l'eau et l'amour du feu. Ses jambes le portèrent encore quelque pas, plus loin dans la cité morte. Son enfance lui sauta brutalement à la gorge, il se revoyait courir avec le reste des siens, dans les rues du village, déjà dévasté par le passage des Thurgrind et des Arkhandrazkal. Le guerrier à la carapace émotive d'ordinaire si forte s'écroula genoux à terre, dans la poussière des restes de son peuple. Un gryphon passa au dessus de lui mais il ne lui prêta aucune attention, il enfui sa tête dans ses grosses mains et pria en silence son Dieu qui les avaient abandonné. Pourquoi n'avait elle rien fait? Pourquoi n'avait elle pas défendu ses adorateurs? Toutes ses questions venaient poignarder les croyances profondes du Nain. Avaient-ils mérité de disparaître? Pour le savoir il devait tenter de remonter à la source de la création de leur peuple. Mais comment faire ça? Il était si jeune à l'époque et il ne pouvait se souvenir, brutalement il jeta sa tête en arrière et hurla vers le ciel bleutée:

- VALAYA!!! Aide moi je t'en supplie!!!

Mais aucune ne vint, comme d'habitude, la déesse des morts demeuraient sourde aux appels de son dernier serviteur. Mais cette fois si, Alrik était bel et bien décidé à se faire entendre, il tira de sa botte une dague aiguisée et d'un geste rapide il trancha les vaines de ses poignets. Le sang rouge vif coula abondamment des taillades sur la peau du Nain qui lança un ultime appel à sa déesse.

- Vois Valaya!!! Si tu ne me sauve pas, ton dernier adorateur disparaitra et toi avec moi!! Alors montre toi et donne moi des réponses!!!! hurlait le Khuzûd les yeux emplis de larmes.

Il tourna la tête dans tous les sens pour voir si quelqu'un arrivait mais rien personne ne venait et il était là en train de se vider de son sang. Pourquoi? Pour une déesse? Et le doute s'empara subitement de son esprit, les dieux existait il? Si elle était réel pourquoi n'intervenait elle pas pour le sauver? Alrik s'écroula dans un nuage de poussière sur le sol de la colline et une marre de sang s'étendit autour de son corps inanimé. Ses yeux se voilaient alors que ses paupières demeuraient ouverte, le blanc eternel s'imposait à lui et ce fut sur ses doutes et ses questionnements que le Sigin-Tarâg mourrut.

La mort... Un sentiment que seul ceux qui étaient déjà mort partageaient et connaissaient, ainsi cela faisait cet effet là de mourrir. Le nain se sentait flotter dans les airs et son corps avait perdu sa matière, il pouvait traverser les objets sans les toucher, il pouvait voler sans aîles, il pouvait se trancher sans saigner. Il n'était plus qu'une âme et le Khuzûd observa le corps étendu sur le sol, son corps. Ainsi son essence avait quitté la prison de chair qu'il avait été durant des millénaires mais comment cela se déroulait il ensuite? Alors qu'il survolait son corps avec amusement et regret, une lumière blanche intense ouvrit une faille dans la surface de la terre. Une silhouette vêtu de blanc de la tête au pied emergea des entrailles du sol et marcha pied nue sur les restes du peuple du Nain. Elle s'agenouilla au près du corps délaissé par son âme et posa une main compatissante sur son épaule, elle car il s'agissait d'une femme. Splendide, elle n'avait rien de nain en elle et pourtant sa force et sa puissance aurait attiré à elle le plus viril des Khuzûd. Sa taille dépassait largement celle que Alrik s'imaginait, elle dépassait l'âme du Nain de plus de 20 bon pouces, c'était presque une apparence d'elfe et pourtant les sculptures ne s'étaient pas trompées. Une silhouette magnifique, un visage parfait, on avait du mal à croire qu'elle était la déesse des morts.
Alrik voulu articuler une remarque mais aucun son ne sortit de ses lèvres, un inconvéniant d'être mort on perdait apparemment l'usage de la parole, dommage... La déesse passa ses longs doigts fin dans ses cheveux noirs nuit et fixa l'âme du Nain. Ses yeux couleur bleu nuit subjuguèrent le guerrier qui tomba amoureux d'elle au premier regard. Son coeur se serait emballé s'il avait été encore capable de ressentir quelques émotions que ce soit. La déesse s'avança encore plus près de l'essence flottante d'Alrik qui n'osait plus bouger de peur de se réveiller en plein rêve. La déesse des morts, sa déesse était là et il n'en croyait pas ses yeux... Il voulu à nouveau parler mais aucun son ne sortit de sa bouche alors une voix douce et chaude s'échappa des lèvres figée de la déesse:


- Si tu veux parler, pense tes mots! Les choses ne fonctionnent pas comme sur Naravel dans le monde des morts Alrik de Drakendrengi.

Alrik se crispa encore plus lorsque il entendit la douceur dans la voix de la divinité. Un moment il resta là sans rien dire et se contentait de dévorer des yeux celle qui avait animé ses jours et ses nuits dès sa plus tendre enfance. Enfin il trouva le courrage de penser une phrase, toutefois totalement niaise de sens:
- Êtes-vous Valaya, déesse des morts? demanda t-il sans bouger les lèvres.
- Je suis Valaya!

Alors que le Khuzûd semblait avoir oublié sa colère depuis qu'elle avait apparu, celle-ci lui revint en mémoire lorsqu'il aperçu un peu plus loin son corps noyé dans son propre sang. Sa rage bouillona à nouveau et pensa ses mots sans toutefois regarder la déesse dans les yeux de peur de ne plus trouver la force de dire ce qu'il pensait.
- Pourquoi? Pourquoi ne pas avoir sauvé mon peuple jadis? Pourquoi m'infliger la souffrance de demeurer seul à votre service?
La déesse n'avait pas quitté des yeux Alrik et un moment se passa avant qu'elle ne réponde, c'était le temps qu'il fallait pour que la colère du Sigin-Tarâg est totalement disparu:
- La survit ou la décadence d'un peuple n'est pas de mon fait, Alrik même si c'est celui qui me vénère. Toutefois pour les tiens je n'ai pu rien faire car Grungi et Grimnir tenaient à ce que la grande alliance ce face autour d'eux et non autour de moi. Comprend tu? L'existence des Drakendrengis menaçait la domination des deux dieux principaux des croyances des Nains.

- Mais savent ils que nous empêchions la magie de Geadrâs de quitter nos corps? Sans elle nous ne somme plus que l'ombre de nous même et nous ressemblons de plus en plus à ses crétins d'humains. répliqua Alrik.
Les yeux bleu nuit de la déesse apaisèrent une nouvelle fois l'esprit du nain avant de répondre:

- Ils le savaient. Tout comme Solveig et moi le savions mais il pensait qu'en laissant les Khuzûd perdre leur vie eternelle, les batailles seraient et la lutte pour la survit serait plus belle. Notre clan fut exterminé par la volonté de mes frères les Dieux et non pas par la volonté des tiens.
- Et cette haine qu'ils me vouent par le simple fait que je sois porteur de la crête, comment l'expliquez vous? pensa le Naug.
- Pour exterminer un peuple Alrik il faut tout d'abord faire germer chez les siens un sentiment de répugnance en vers ceux qui sont la cible. Tout à été fait pour que les Thurgrind et les Arkhandrzkal soient persuadés que vous étiez une menace pour eux. C'est ainsi que ton peuple disaparu de la surface de Geadrâs.

Alrik resta bouche bée devant ses révélations. L'extermination du clan Drakendrengi était donc l'objet d'un complot des Dieux mâles. Comment pourrait il avoir confiance en leurs dieux si ceux-ci s'amusaient avec eux comme de vulgaire marionette? Il n'avait jamais voué allégance aux deux grands Dieux de la race des Nains, toujours sa loyauté c'était tournée vers la femme qui se tenait devant lui.
Le Nain reprit:

- De toute manière plus rien à d'importance maintenant puisque je suis mort. Souria t-il.
- Peut être que je n'ai rien pu faire pour sauver notre peuple Alrik mais toi je peux te faire revenir dans ton corps car ta chair n'est pas morte. Seulement n'en prend pas l'habitude, c'est la première et la dernière fois que je te ramenerais du monde des morts.

Alrik sourit, Valaya s'abaissa et tendrement elle posa ses lèvres sur celle du Nain pétrifié. Il voulut rester près d'elle ne jamais la quitter mais elle leva rapidement le bras et frappa le plexus solaire du guerrier. Un sceau runique s'imposa sur son âme et il fut aspiré vers son corps...

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Re: Les restes d'une civilisation

Message par Alrik le Mar 9 Fév 2010 - 0:18



Un râle étirra les lèvres du Khuzûd alors que son âme reprenait possession de l'enveloppe de chair. Un picotement dans ses membres mit fin aux agréables sensation qu'il avait ressenti en temps qu'âme. Il pouvait à nouveau sentir l'air fouetter son visage barbu et humer le parfum de la vie. Il se redressa lentement et resta un moment assis en observant les lieux ou il se trouvait. Toujours ce cimetiere, cette ville morte qui venait le hanter...
Rire d'enfants, fracas de marteau sur les enclumes de métal, cliquetti des cottes de mailles, odeur pestillantielle des forges tout ces bruits familier semblait flotter dans l'atmosphère souillée par une forte odeur de souffre.
Le naug se releva à la vitesse de l'éclair et fit volte face. A l'entrée de la forêt sur une souche d'arbre était assis un vieil homme dont les vêtements miteux relfétait son état physique. Une pipe en terre cuite était coincée entre ses dents et il tirait régulièrement de longue bouffée de fumée sur l'objet. Un tissu blanc noirçit par la crasse bandait ses yeux et mangeait une parti de son visage tandis qu'une barbe de quelques jours s'étendait sur ses joues. Ses cheveux gris flottaient sur sa nuque et une chose était sûr il n'appartenait à aucun clan connu des Nains.


- Enfin te voilà réveillé ptio lança le vieillard dans une cascade de fumée ocre.

Le Khuzûd demeurait sur ses gardes prêt à dégainer ses haches à tout moment. Un rideau flouté se dressa devant ses yeux noir de nuit et pris de vertige il tomba genoux en terre. Son corps entier tremblait et frissonait, que se passait il? Le vieil homme se leva de sa souche et vint s'accroupir aux cotés du Nain. Son visage vieillit par les âges et son bandeau sallit fut la dernière chose que Alrik perçut avant de replonger dans l'inconscience.
Le sol semblait glisser sous son corps figé, un visage blanchâtre aux cheveux noirs de jet s'imposa à lui dansun frisson de plaisir. Ses paupières s'ouvrirent un instant qu'il s'empressa de refermer, éblouïe par le soleil au zénith. Il fut pris de panique en se remémorrant l'inconnu qui demeurait à ses cotés, qui était il? que voulait-il? Alors que de nombreuses questions s'imposait à lui, il s'endormit une nouvelle fois. Les ténèbres l'entourèrent, il ne pouvait plus penser car sa tête résonnait comme la plus profonde des grottes de Rik Kazad. Ses membres engourdit le faisait souffrir et le démangeait de l'interieur. Quel mal le rongeait il ainsi? Le Nain avait déjà porté des blessures profondes mais n'en avait jamais souffert autant. Alors que la douleur dans ses jambes, ses bras et ses pieds le tiraillait, c'est sa poitrine qui le brûlait.
La souffrance le tira de sa profonde létargie dans un sursaut de stupeur. Il faisait nuit, le soleil s'était écroulé derrière les montagnes du Nord pour se coucher dans les vastes océans bordant Geadrâs. Un feu illuminait la noirceur de la nuit et crépitait lentement non loin du corps du Khuzûd qui avait été soigneusement recouvert d'une veste chaude. Alrik se tenait assis comme il pouvait. Il prit sa main droite dans sa main gauche et observa son poignet, celui-ci avait cicatrisé et l'on voyait encore un trait rougeâtre. Il fit de même pour son poignet gauche et constata le même résultat, à l'identique représentation. Un sourire étira ses lèvres lorsqu'il pensa à la déesse des morts qui lui avait sauvé la vie.


- Soigner ces blessures n'a pas été une mince affaire mon neveu, jm'en peux te le dire! coupa une voix douce et rauque.

Alrik voulut se redresser et dégainer une de ses haches mais constata avec horreur qu'elles n'étaient plus dans son dos, il préféra donc rester assis de peur de s'écrouler à nouveau. Toutefois son regard traversait les flammes rouges du feu pour chercher d'ou venait la voix qui l'avait interrompu. Colérique Alrik tonna:

- Montrez vous par la barbe de Grimnir!
- Mais je suis ici, répliqua la voix dans le dos du Nain.

Celui-ci se retourna brusquement et faillit se tordre le coup pour tenter de surprendre qui avait parlé. Il perçut dans la pénombre le rosissement du tabac et un soupirement de nuage de fumée gris qui s'éleva lentement vers le ciel parssemé d'étoiles scintillantes.

- Qui êtes vous? poursuivit le Jwarf.
- Un vieil infirme dont les restes de talents de mon long enseignement ont permis de te guerrir, Sigmar veille sur toi mon neveu! rétorqua la voix.
- Vous êtes l'homme de tout à l'heure?
- Banco mon Pitio!!!

Alrik faillit tomber à la renverse, dans le feu crépitant lorsque le vieil homme surgit de la pénombre à toute allure pour se coller contre le Nain. Il s'assit en face d'Alrik pour éviter qu'il ait à faire de mouvements brusque et frotta son bandeau noirçit. Malgré son aspect vieillot, le Nain sentait une grande sagesse dans le corps de l'homme qui s'attelait à jongler avec deux petites pierres tandis qu'il tirait sur sa longue pipe. Le regard du Nain se posa toutefois sur le bandeau pour ne plus le quitter.
- Vous êtes aveugle? questionna Alrik poliement.

Le vieil homme soupira comme si la question remuait en lui des souvenirs douloureux à évoquer. Il passa une main dans ses cheveux grisé pour dissimuler son malaître et lança:

- Dans ma jeunesse j'ai eu la saperlotte de me trouver entre les griffes d'un démon avide de puissance, j'y ai survécu mais pas mes yeux...

Une grimace de douleur du Nain coupa l'humain dans son élan qui ne reprendrait pas plus loin. Alrik en avait déduit depuis le début qu'il appartenait à la race des humains. Ces oreilles arrondie, ces traits fin et ces quelques poils de barbe caractérisaient le visage des Humains. Le Khuzûd fixait l'homme au bandeau étrange et ne semblait plus pouvoir le quitter des yeux. Soudain la douleur dans sa poitrine le força à s'allonger et la douleur le déchira, comme si on lui enfonçait une multitude de lame dans le ventre, il cria. Le vieil homme rapide, réagit directement, il retira sa pipe de sa bouche et la calla derrière son oreille gauche. Puis d'un geste assuré il attrapa le verre de terre cuite qui reposait aux cotés du Nain porteur de crête et le porta à ses lèvres. Il souleva la tête de ce dernier pour lui permettre de boir le breuvage. Chaud, le liquide avait un gout immonde et brula la gorge du futur roi, qui toussa dans le verre encore à demi plein. Il cracha quelques gouttes de la boisson en menaçant de s'étouffer mais l'humain ne semblait pas inquiêt. Il déposa délicatement la tête du Khuzûd sur le sol et resta un moment au dessus de lui comme s'il le sondait. D'un air satisfait il retourna à sa place en prenant garde de rallumer sa pipe au passage. Il tira un nouvelle bouffée de fumée et attendit que le Nain reprènne ses esprits.

- Tu as de la chance que c'est ici que je vis sinon tu serais clamsé depuis belle lurette sur le parterre de fleur lo bas!
- Vous voulez dire que vous m'avez soigné? articulla Alrik avec difficulté.
- Oui et tu étais dans un sale état, crénon de non qu'est ce qui t'as pris de hurler à la mort comme ça et de te trancher les vaines? C'est pas le genre des Longues Barbes de se scuicider.
Alrik resta sans voix devant les déclarations du vieil homme, ainsi ce n'était pas Valaya qui l'avait sauvé d'entre les morts mais cet humain à l'apparence si simplette. Il fut rongé par la déception et le chagrin, il avait simplement rêvé. Son ultime vision aurait été de voir la déesse et ce n'était que le fruit de son imagination. Le baisée, l'âme sortant de son corps tout n'était qu'inventé par lui même. Lui qui pensait avoir avancé sur la compréhension du pourquoi son peuple avait été massacré il retombait au début de l'enquête, encore plus mal qu'il n'avait commencé.

- Toutefois mon neveu! J'ai jamais vu une blessure aussi coriasse! Normallement grace à mes soins vous auriez pu vous battre sans problème dans la minute qui a suivit votre premier réveil. Je ne sais pas ce qui ne va pas chez vous, il y a comme un problème inexplicable... continua l'humain.
Le vieil homme fut coupé par le Nain qui venait de lancer la veste chaude au loin et se dressa. Campé sur ses appuis il faisait face à l'infirme et lança:
- J'ai une autre chose qui est inexplicable! Comment? Alors que vous prétendez être aveugle vous parvenez à vous déplacer sans canne et à saisir les objets sans y aller à taton.
L'humain se redressa à son tour et les deux êtres se toisèrent. Alrik était perturbé par le fait qu'il était dans l'incapacité de voir les yeux de son adversaire.

- Contrairement à ce que tu penses Nain, je suis un humain mais nullement le bougre paysan que tu as pu observer depuis quelque heures déjà. Je me nomme Zeroliëth, jadis champion de Munduce, puis exilé du royaume des Humains et du royaume elfique dont je tairais la raison. En garde Alrik, fils de Cassiel!

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Re: Les restes d'une civilisation

Message par Alrik le Mar 9 Fév 2010 - 2:03



- En garde Alrik, fils de Cassiel!

Le khuzûd faisait face au vieil homme dont la stature avait totalement changée. Son corps vouté, c'était comme subitement redressé et son physique ne semblait plus aussi inoffensif qu'auparavant. Il dépassait le Nain de plus de cinquante centimètres ce qui pour lui représentaitun sérieux avantage. Pas pour Alrik qui avait toujours considéré sa taille comme une bénédiction des Dieux. Alors que le Jwarf se préparait à enrailler le premier assaut de l'infirme, celui-ci éclata d'un rire sourd et bruyant qui résonna dans toute la vallée du royaume des Nains. Il se tenait l'estomac et riait de plus belle en voyant la tête de l'héritier au trône qui ne comprenait absollument rien de ce qui se passait.

- Pour une fois Alrik sert toi de ta tête avant de vouloir cogner. Si j'avais voulu te faire du mal ou te tuer je t'aurais laissé te vider de ton sang sur le sol tout à l'heure. Hors je t'ai sauvé la vie, ce qui veut dire que tu me dois une reconnaissance eternel selon la coutume NAin. N'est ce pas ? dit-il en tendant son bras vers le guerrier.

Alrik paru hésiter un instant puis après quelques secondes de réfléxion il empogna le bras fin de l'humain et scèllèrent ainsi leur pacte.
- Je crois que je ne me ferais jamais à ton aptitude à désceller la présence exact des autres malgré ton infirmité Zeroliëth. J'aimerais me reposer encore quelques instants puis nous pourrons irons là ou tu désire aller vieil homme.

Zeroliëth acquiessa d'un signe de tête et se rassit en face du feu ou il jongla de nouveau avec ses petites pierres. Elle vollait haut dans les airs, se croisaient et retombaient dans la paume ouverte du vieil homme qui s'empressait de les relancer sans perdre une seconde. Alrik s'endormit en observant ce balais hypnotisant tandis que l'exilé entamma un chant berçant:

- Un, pas de repos pour le Un
malgré sa soif et sa faim
il vadrouillera en quête d'or.
Au final ne récoltera que la Mort!

Deux, pas de temps pour le deux
les grains de sables s'écoulent
en brillant tel le feu ardant des dieux.
Au final sombrera dans la Houle!

Trois, pas de passion pour le trois
qui pleure son coeur froid,
insensible à ses battements réguliés.
Au final terminera Exilé!

Prenons la mer, affrontons les flots
pour ne souffrir jamais des maux
pour ne regretter aucun idéaux
Prenons la mer et Hisséo pour Più Vasto
Nous ne serons plus ni un, ni deux, ni trois
Prenons le large et Hisséo pour Più Vasto


Il continua à chantonner et fredonner le refrain de sa chanson tout en vérifiant d'un coup de main au dessus des flammes que le feu de camp ne s'était pas éteind. Il reprit ses deux petites pierres rondes et s'amusa une nouvelle fois avec elles en respectant le rythme et l'air de la musique. Un craquement dans la forêt lui fit dresser l'oreille mais ne pérdit à aucun moment la maîtrise de ses pierres. Un second craquement retentit puis deux, puis trois. De tous les cotés de la plaine l'ouïe fine du vieil homme devina la présence d'intrus. Contôlant son jonglage il ajouta à ses deux compagnes, cinq autres pierres. Ainsi les intrus étaient au nombre de sept, rapidement il mis en place une stratégie défensive. Il ne pourrait compter sur Alrik qui était encore trop faible pour combattre à deux contre sept. Il devrait donc privilégier l'art de la langue afin d'éviter le combat. Faisant comme s'il n'avait rien remarqué, Zeroliëth ne bougeait pas. Un des sept quitta l'abris obscure de la forêt et s'avança dans la plaine lentement, très lentement. Il marchait trop lentement pour qu'il s'agisse d'Orcs et les pas étaient bien trop grand pour qu'ils appartiennent à un Nain. Les elfes ne sortaient que rarement de leurs forêts et il était rarisime de les voir s'engager sur les terres des Khuzûd, surtout par groupe de sept. Les elfes étaient eux aussi à exclure, ainsi que les elfes noirs et les démons qui n'était absollument pas des travailleurs en groupe. Des Humains, il s'agissait donc d'humains. L'avait on retrouvé? Ou était-ce pour quelqu'un d'autre qu'ils étaient là? Peu importe ils devaient s'en sortir, lui et Alrik.
Enfin l'homme s'arrêta, et dans un scintement métallique tira une dague de ce qui devait être un fourreau.


- Allons allons! Attaquer un infirme aveugle dans le dos ce n'est pas ce qu'on fait de mieux n'est ce pas cher collègue? piqua Zeroliëth.
L'homme s'était stoppé dans son geste et semblait attendre une indication de ses collègues. Et enfin il prit la parole en chuchotant pour que seul le vieillard entende:
- Nous ne sommes pas là pour toi rendors toi papy! lança t-il.

Zeroliëth aurait été ravis de piquer un petit roupillon hélas ce n'était pas dans ses manières d'abandonner un ami en péril. Il pivota sur lui même et dans un mouvement rapide de la main il lança en direction de chacun des intrus une des pierres avec lesquels il jonglait. La puissance du jet était remarquable et les cailloux percutèrent de plein fouet le front de chacun des Hommes qui avaient encochés une flèche sur leurs arcs tendu. Deux d'entre eux ne se reléveraient pas tandis qu'un autre demeurait assommé. Les trois autres quant à eux emergèrent des ténèbres et encerclèrent le vieil homme en tirant de leur ceinture, rapière, épée et cimetterre.

- Et bien que la fête commence! lança Zeroliëth en se plaçant au centre du cercle formé par les intrus.
Sûr d'eux ils attaquaient, se fendaient, répliquaient, changaient de place sur le cercle, toutefois aucune des méthodes employées par les guerriers Humains n'atteignaient leur cible. Rapide et souple comme un félin, le vieil homme bondissait entre les lames et esquivait toute les attaques de ses adversaires qui devinrent très vite des techniques désespérées.
Soudain alors que le combat semblait pencher en faveur de Zeroliëth, un sifflement dans l'air indiquait que l'homme qui n'avait été qu'assommé par les cailloux s'était relevé. Une flèche noir filait vers le coeur du vieil homme qui suivit la trajectoire de l'objet. Avec une précision dévastatrice, Zeroliëth se décalla d'un pas au dernier moment et attrapa la flèche en vol. Un sourire étira ses lèvres tandis qu'il piqua une nouvelle fois:


- Merci pour l'arme, l'ami!

En quelque secondes toute la démonstration du talent du vieil homme avait été démontrée. Il savait se battre à la perfection, les épées ne le touchaient jamais tandis qu'il se battait avec sa flèche récupérée en vol. Plus humilié qu'autre chose par le vieillard, les intrus changèrent de cible et s'élançèrent vers le Nain inconscient, pour en finir rapidement. Ils n'arrivèrent jamais jusqu'au Khuzûd, un éclat de lumière blanche emplis la vallée dans un flash puissant. Quelques secondes plus tard les humains étaient affalés sur le sol, mort ou inconscient. Zeroliëth s'approcha et réveilla Alrik de son sommeil de plomb, il était temps de partir et de comprendre pourquoi une milice humaine s'en prenait à un Nain et plus particulièrement le fils héritier du Haut Roi Cassiel...


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Re: Les restes d'une civilisation

Message par Alrik le Dim 14 Fév 2010 - 2:29



Indéfinissable solitude... Un blanc celeste s'étendait à perte de vue dans ce qui n'avait plus rien de réel. L'espace écrasait les membres, la blancheur éclatante des lieux laissait croire au paradis sur Naravel. Et le Nain tournait sur lui même pour observer tous les recoins de ce qui n'avait pas de coins. Il cherchait une présence dans ce qui n'avait pas de végétations, de terre, de roche. L'éloignement de la montagne le faisait souffir intérieurement mais étrangement l'espace lui conférait un calme intense.
L'immaculé du blanc éblouissait ses yeux noirs qui clignaient frénétiquement des paupières, les humectant régulièrement. A grande inspirations, il cherchait son air dans ce qui n'avait pas d'air. Ses poumons respirait mais ce n'était pas de l'air. Aucun souffle de vent ne venait soulever sa barbe et ses cheveux parfaitement coiffés. Chacun de ses pas résonnait tel la frappe des musiciens Nains sur leurs tambours. Le son s'éloignait et ne semblait plus pouvoir s'arrêter, cherchant lui aussi un mur sur lequel frapper et rebondir. L'echos amplifia le bruit qui s'infiltrait dans ses oreilles et venait frapper durement ses timpans fragile. Alors qu'il tournait à nouveau sur lui même une masse noire se dessina à l'horizon de l'espace feutré de blanc. D'un noir de jet le contraste entre les deux couleurs faisait de l'inconnu un phare dans la nuit noir, ou dans ce cas là, blanche. Alrik arrêta sa marche lente attendant de pouvoir observer le visage de l'inconnu dont le pas ne résonnait absollument pas contrairement au sien. Pour la première fois, le Khuzûd ne dominait pas la situation, il ne savait pas ou il était, il ne savait pas comment sortir ni comment il était entré dans ce monde irréel. Etait-ce un monde d'ailleurs? Peut être cet Homme pourrait l'aider. Il s'avança et alors que le voil flouté qui protégeait l'inconnu tombait, une succession de flash lumineux le fit reculé. Il ne voulait pas partir, pas maintenant. Il voulait hurler pour rester mais aucun son ne sortit de sa bouche, il voulait penser ses mots, trop tard. Le monde réel le ramenait, le rappellait.

Ses yeux s'ouvrirent sur le visage d'un vieillard à l'air inquiet, qui était-il? Ou était-il? Une multitude de questions simplète s'imposèrent à lui alors qu'il s'assis rapidement en regardant avec empressement tout autour de lui. Le feu avait baissé d'intensité et les premières lueur du jour perçaient l'obscurité de la nuit. Soudain tout lui revint en mémoire, il avait rêvé, cette Terre Blanche n'existait que dans ses songes tout comme l'apparition de Valaya en était un. Il soupira longuement sous le regard compatissant de l'aveugle vieillard.


**


Zeroliëth s'était défait avec simplicité de la milice humaine. Les corps des malheureux demeuraient immobile sur le sol poussièreux, alors que les pas du vieil aveugle soulevait quelque nuage gris tandis qu'il s'approchait du corps du Naug. Ses mains touchèrent la poitrine massive du Nain lorsqu'il s'agenouilla à ses cotés, sa respiration s'accelerait rapidement et sa cage toracique se soulevait de plus en plus vite. Il semblait pris de panique et sa tête allait de la droite vers la gauche comme pour chasser quelque chose de son esprit. Zeroliëth secoua le Khuzûd pour le réveiller, en vain, ses paupières demeuraient close et son corps ne réagissait pas aux appels du vieil homme. Il se fit plus violent, et pris entre ses mains douce le visage du Nain qu'il frappa par deux fois en l'appellant. Ses paupières clignèrent et retombèrent. Zeroliëth hotta son bandeau noirçit et posa un regard blanc neige sur le khuzûd. D'un mouvement souple de la main il frappa une nouvelle fois et les yeux noir du Nain s'ouvrirent, comme s'il voyait pour la première fois. Le noir de la nuit mordit sa rétine alors qu'il s'assit brutalement en regardant autour de lui.

- Hé ba pitio tu peux te venter de m'avoir fais une sacré peur, lança l'homme au regard blanc.

Alrik ne répondit pas et se contenta de regarder l'homme dans le fond de ses yeux, qui lui rappellait tant le rêve qu'il venait de quitter. Enfin il le quitta des yeux et aperçu les corps des hommes dans la poussière. Le Nain se leva en un éclair et tira une lame de sa chausse droite, près au combat. Le vieillard accompagna son geste d'un rire prononcé alors qu'il noua son bandeau sur ses yeux blancs.

- NE t'en fais pas mon garçon ils sont calmés pour les 24 prochaines heures qui suivent. Mais ne trainons pas ici, des milices te recherche! Tu n'aurais pas une idée du pourquoi par hasard? questionna Zeroliëth en se relevant et en reajustant sa veste grise.

Alrik rangea sa dague runique dans sa botte droite et mis quelques instants à se remettre de ses émotions. Au lieu de répondre il questionna:
- Est-ce vous qui vous êtes débarassé de ces hommes?
- Cela ne répond pas à ma question jeune Naug! Pourquoi te cherchent-ils? gronda le guerrier au bandeau noircit, en insistant sur l'appelation elfique de sa race.
- Cela ne répond pas non plus à la mienne vieillard! tonna Alrik offensé.
- Attention Alrik! Ma patience à des limites et je ne tolère pas le manque de respect.

Alrik préféra se taire sachant qu'il n'aurait pas dû insulter l'homme qui lui avait sauvé la vie par deux fois déjà. Son regard fixa le sol comme s'il voulait fuir le regard aveugle du vieillard, même à travers le bandeau. Quel que chose l'intriguait chez cet humain, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti pour les partenaires des Elfes, mais celui-ci semblait différent, totalement différent à vrai dire. Ses intentions semblaient de bonne foie et il était désireux d'aider le Khuzûd, intrigué ou seulement à la recherche d'un ami il se montrait compréhensif et le Nain s'en voulait de l'avoir blessé. Il fit alors ce que peux de Nains dans cette situation aurait fait, il s'excusa timidement en baissant la tête et reprit:

- J'ignore totalement pourquoi ils me pourchassent mais ce que je peux vous dire c'est que ce ne sont pas les premiers à vouloir attenter à ma vie. Toutefois je n'avais jamais eu d'ennui avec une milice humaine.
Alrik s'approcha d'un des corps et s'accroupit à ses cotés en commentant:
- Ils portent la flamme blanche, symbole d'un clan fanatique des hommes. Les Nains qui m'ont attaqués à Rik Kazad portaient le même symbole.

Zeroliëth semblait pensif et analysa rapidement la situation. A ses pieds, un Humain se reveilla en levant la tête, d'un air benet. Sans même lui préter attention, le vieillard lui envoya un coup de semelle sous le menton ce qui le replongea dans l'inconscience. Alrik ne pu s'empêcher de sourire lorsque l'Humain s'écroula à nouveau sur le sol. Reprenant son sérieux il écouta attentivement ce que le vieil homme avait à dire:

- Je ne connais pas cette secte, toutefois si tu veux survivre à leurs attaques répetée tu vas devoir me suivre. Ensemble nous pourrions avoir la réponse à tes questions et je pourrais t'enseigner des arts dont tu ne soupçonnerais même pas l'existence. Si tu veux rivaliser avec tes ennemis qui sont de toute évidence très bien organisé tu ne peux te passer de moi! expliqua Zeroliëth d'un ton assuré.
- Vous voulez dire qu'un Humain comme vous entrainerais un Nain comme moi? questionna Alrik, songeur.
- C'est ça!

Un sourire étira les lèvres du Khuzûd, il aurait ainsi le temps d'analyser cet Homme et découvrir pourquoi il l'intriguait autant. Par ailleurs il n'avait toujours pas eu la réponse à sa question de tout à l'heure et le vieillard semblait avoir des aptitudes remarquable au combat, pour un aveugle...
- Très bien, je vous suivrais dans ce cas! déclara Alrik, ou allons nous?
- Nous partons pour Barag Kuzud, la cité portuaire.

C'est avec un mal de crâne terrible et avec le souvenir évasif de son rêve que le fils héritier au trône des Nains suivrait son guide aveugle...

**

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Re: Les restes d'une civilisation

Message par Alrik le Jeu 18 Fév 2010 - 19:18

Les courants rapide de la rivière venaient s'écraser sur les roches émergeante de l'eau dans un remou blanchâtre. Les pins frissonants d'un hiver froid et sec perdaient leurs épines et tombaient dans le liquide gelée. Emportée par la puissance des flots, les épines coloraient la rivière de vert et semblaient fuir vers l'horizon lorsque le cours d'eau se termina brutalement. Seul le ciel bleutée entrait en contact avec l'eau et le brouha de la cascade secouait la terre et soulevait en masse une vapeur qui viendrait alimenter à nouveau le merveilleux cycle de l'eau.
Sur la berge de galets rond, une femme, seule et allongée sur la berge contemplait la course des nuages en forme de créature fantasmagorique. Ses cheveux d'un blond lumineux étincellait sous les premiers rayons du soleil et son visage baignait dans la lueur du jour tandis que son corps entier s'obscurcissait. Une lame courbée était soigneusement posée à ses cotés, rangée dans un fourreau au couleur vive. Droitière elle pourrait rapidement saisir son arme au cas ou elle devrait se défendre d'un adversaire improvisé. Ses oreilles pointues montaient en flèche et frétillaient de chaque son qui leurs parvenaient. L'elfe était une magnifiscence de la nature, la beauté, la sûreté tout en elle n'était que grace.
Les coulis violant de l'eau l'appaisait et en quelques instants ses profonds maux de têtes disparurent. Le vent soufflait sur son visage comme pour le soulager un peu plus. Gracieuse elle se releva lentement, s'approcha de l'eau et s'agenouilla au près d'elle en y plongeant deux doigts. Lentement l'elfe les porta à ses lèvres. Savourant la douceur du liquide, elle ferma les yeux en levant la tête vers le ciel, comme si elle remerciait les dieux pour la beauté de la nature de chaque jour. Un craquement dans la forêt de pin la sorti de sa transe passagère. Comme si de rien était elle retourna au près de sa lame qu'elle noua à sa taille avec une petite cordelette. Elle passa ses mains blanche dans ses longs cheveux qu'elle ébouriffa. Sa beauté était sans pareil sur les terres des Nains. Dans un éclair elle bondit par dessus les fourrés de la première ligne de pins et immibolisa l'homme qui se trouvait là. Elle saisit le fourreau de sa lame et tira jn bout de l'épée aiguisée. Ces cinq centimètres de fer découvert suffisait largement pour trancher une gorge. Elle darda:


- Yuï olù jl'vuit! Hanà göp eàlnerion

L'homme bloqué sous les cuisses puissante de l'elfe levait les mains pour lui signifier qu'il se rendait. La bouche de l'E'lfir était à quelques centimètres de celle de l'humain qui à la grande surprise de l'elfe n'était pas le moins du monde effrayé. Une voix la tira de sa concentration:

- Lève toi lentement Sarbats! Et pas d'entourloupe ou ta jolie frimousse ira décorer les herbes hautes de la plaine.

L'elfe décolla sa lame de la gorge de l'humain et se leva lentement en veillant à ne libérer l'homme de l'emprise de ses cuisses qu'au dernier moment. En un petit saut agile elle s'écarta, le nain qui lui faisait face était armé de deux haches courte et menaçait d'en lancer une vers sa tête. Mais elle ne semblait pas effrayée et elle se détendit et laissa sa lame retomber dans son fourreau, dans un grincement mélodieux.

**

Cela faisait des heures que Alrik et Zeroliëth marchait vers la cité des ingénieurs. Elle était encore à cent lieux de là ou ils étaient mais les chants du guide aveugle animait la marche des deux compagnons. On avait rarement vu une équipe pareil, un vieillard traitant avec un Nain. C'était inédit et rare à voir, les Nains répugnant par habitude de parler avec les Humains, fils des Elfes. Mais Alrik n'était pas un Nain comme les autres, entretenant de fin rapport avec le vieil homme il se lançait parfois de lourde pique mais toujours avec le sourire aux lèvres. Une complicité incroyable s'était crée entre les deux compères alors que si peu de temps s'était écoulé depuis leur première rencontre. Ils entrèrent dans une forêt de pins annonçant la proximité de l'eau et donc qu'ils se rapprochaient encore plus de Barag Kuzud. Le regard noir du guerrier nain se posa sur le dos du vieil homme, il marchait avec droiture et assurance. Personne n'aurait pu penser qu'il était aveugle et pourtant à chaque fois qu'ils croisaient du monde il se faisait passer pour un infirme, invalide qui ne pouvait pas mettre un pied devant l'autre sans l'aide d'un baton. Baton qu'il gardait toujours à la main mais dont il se servait pour tout autre chose que pour marcher... Le noeud de son bandeau sâle coupait le flottement de ses longs cheveux gris. Sa pipe en bouche, il soufflait de long jet de fumée à intervalle de temps régulier. Alrik tenta une question qui lui trotait depuis longtemps dans la tête:

- Comment avez vous réussi à abattre cette milice à vous tout seul?

Sans se retourner ni même ralentir, le vieil homme répondit calmement:
- Oh oui tu peux meposer une question, j'aime beaucoup marcher en parlant merci!

Alrik ne pu s'empêcher de sourire devant la bétise de son compagnon.

- Très bien je suis content pour vous mais ça ne répond pas à ma question, reprit-il en évitant une haute racine qui sortait du sol. Il releva la tête et dû esquiver en une seconde la branche de sapin qui lui revenait en plein visage, lachée par le vieil homme. Celui-ci se retourna et s'excusa en invoquant son infirmité comme excuse. Alrik lui envoya un coup de poing dans l'épaule en grognant. Zeroliëth sourit et reprit sa marche en consantant enfin à répondre au Khuzûd.

- Tu ne pourrais pas comprendre... Désolé pitio mais un vieillard aveugle c'est comme un magicien, ca ne dévoile jamais ses secrets au grand malheur de la foule.

Alrik esquissa un nouveau sourire en coin, Zeroliëth était tellement mystérieux que le prince héritier s'attachait plus à lui que s'il avait été un de ses imbéciles qui répondait à toute questions sans prendre le temps de réfléchir. Au contraire, le vieil homme prenait le temps de répondre et chacun de ses commentaires étaient murement réfléchis auparavant. Alors que le nain porteur de crête allait poser une nouvelle question, il fut interrompu par le bras levé de Zeroliëth. Ses sens étaient en alerte et s'approchant lentement de la dernière ligne des pins il se campa derrière un fourré faisant signe à Alrik de rester à distance.
Le prince héritier ne comprenait pas d'ou lui venait son excitation, mais lorsque son regard perça à son tour l'ombre de la forêt, il la vit. Une Oreille Pointue, une maudite Sarbats était là penchée au dessus du cours d'eau et s'abreuvait lentement. Alrik bouillonait mais ne perdit pas pour autant son sang froid, son compagnon était trop à découvert il ne pouvait prendre le risque de le mettre en danger. Alors qu'il reculait lentement, son pied se posa sur une branche morte qui cria de douleur avant de casser net. Le bruit que causa la branche sembla résonner fort et longtemps dans la forêt. heureusement l'elfe semblait ne pas avoir entendu le craquement de la brindille, toutefois le vieil infirme lui l'avait perçu et même si Alrik ne pouvait voir ses yeux il su qu'il s'inquiétait. En un éclair, l'elfe bondit et se retrouva à califourchon sur Zeroliëth, elle dégaina sa lame et lança une réplique en langue élfique avant de menacer sa gorge. Alrik ne pouvait plus attendre, d'un geste rapide il tira ses haches et s'apprétait à en lancer une sur l'elfe.


- Lève toi lentement Sarbats! Et pas d'entourloupe ou ta jolie frimousse ira décorer les herbes hautes de la plaine.

L'elfe se retira et attendit la suite des évènements, le nain s'avança prudemment vers le vieil homme et l'aida à se relever. Il avait garder ses armes en main, aussi belle l'elfe soit elle il ne faisait pas confiance à cette race d'usurpateur.

- Que fais tu sur les terres des Nains? interrogea le Khuzûd de sa voix douce et forte. Il fallut un moment avant que l'elfe ne deigne regarder le guerrier porteur de crète, son regard s'était fixé sur Zeroliëth et semblait ne plus pouvoir se détacher de lui. Ses yeux à la pupille brune l'analysait sous tous les angles, elle devait sûrement se demander ce qu'un humain faisait en compagnie d'un Nain. Enfin elle tourna la tête et concenti à accorder son attention sur le guerrier. Toutefois elle ne répondait toujours pas à l'interrogation du prince héritier, il reprit de plus belle.

- Tu n'as pas compris? Que fais tu sur les terres des Nains? Le pacte des cinq n'a pas encore abolit les frontières que je sache alors répond!
Elle cligna des paupières et d'une voix résonna brutalement dans l'esprit du Nain, comme surgissant de nul part:

°° C'est évident! C'est toi que je cherche Alrik, héritier de Cassiel au trône du Haut Roi des Nains °°

Une main chaude se posa sur l'avant bras du guerrier comme pour le rassurer. Zeroliëth était à ses cotés, il ne lui arriverait rien, il en était certain.

- Arrête ça! Si tu veux me parler j'attend d'entendre ta voix! lança Alrik. Qui es tu? reprit il.

- Gyloën. Je t'ai cherché Alrik!

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Re: Les restes d'une civilisation

Message par Alrik le Lun 22 Mar 2010 - 23:23

Les rayons du soleil perçaient l'opassité des feuillages des arbres et la mousse verdâtre et humide se colora lentement de jaune et de orange. L'accouplement des couleurs faisait naître au sein de la forêt des Nains une beauté et une tranquilité permanente. Les trois compagnons avançaient toutefois prudemment, l'elfe en tête. Le Khuzûd et le vieil homme qui le suivait marchait en queue de peloton comme pour la surveiller. Ses hanches se lançaient de droite à gauche dans des pas aussi gracieux que silencieux. Seul son quarquois claquait contre le bois de son arc, sa chevelure blonde lumineuse voletait derrière elle comme si elle refusait de toucher ses épaules dégarnies. Elle portait une armure serrée laissant entrevoir le haut de ses bras nue. Tout chez elle n'était que grace toutefois le Khuzûd ne lui faisait pas confiance et surtout à cause de sa beauté. Elle aurait pu envouter l'esprit de n'importe quel homme, ce qui la rendait d'autant plus dangereuse. Alrik, vêtu entièrement de son armure de noir et d'argent marchait fièrement derrière elle une main dans son dos prêt à tirer une de ses haches à n'importe quel moment. Il tourna la tête un moment et observa Zeroliëth qui avançait à ses cotés, ses yeux demeuraient bandés par un linge salit. Sa chevelure grise, bouclée s'entortillait jusque dans le bas de sa nuque, son corps à l'apparence frêle mais en réalité parfaitement musclé, était emballé dans une etoffe de tissu troué. Il avait tout d'un misérable et pourtant, plus Alrik passait du temps avec lui et plus il était sûr que ce vieil homme était plus que ce qu'il voulait laisser croire.
Tout d'abord, il avait su sans qu'il n'ai à se présenter comment il s'appellait, il en était de même pour l'elfe et cela en devenait frustrant. Extrêmement frustrant... Ensuite il parvenait à faire ce qu'aucun aveugle ne parvenait à faire, un simple voyant n'aurait déjà jamais réussi à vaincre une milice humaine à lui seule. Et puis ses jongles qu'il faisait sans cesse avec ses petits cailloux, s'en était devenu une habitude d'entendre le claquement des pierres les unes contre les autres pour redécoller et danser à nouveau dans la paume du vieil homme. TOutefois s'en était aussi étrange que magnifique, tout ces éléments faisaient que le Nain se posait d'innombrable question sur le compte de l'humain. D'ou venait il ? QUel était son parcours? Comment était il passé de Champion de Munduce à moin que rien? Toute ses interrogations se mélangeaient dans l'esprit du prince héritié et le perturbait...
Le soleil commençait à se coucher et Alrik ordonna d'une voix forte qu'ils fassent halte pour la nuit.


- Arrêtons nous là! Demain nous avons une longue route jusqu'au village avoisinant les hauteurs des montagnes du Nord.

Zeroliëth soupira longuement et se laissa tomber sur la mousse compatissante de la forêt:

- Ha la bonheur, j'ai bien cru que mes vieux os allaient me lacher, dit-il sans tromper le Nain qui voyait clair dans son jeu. Il ne voulait pas se dévoiller à l'elfe, comme elle ne voulait se dévoiller à ses nouveaux compagnons.

Elle vint toutefois s'asseoir à leur cotés en hotant la bandoulière maintenant son quarquoi lentement. Elle le déposa sur son coté gauche et fit de même avec son arc et sa lame qu'elle posa cette fois si sur son coté droit. Elle croisa ses jambes, ferma les yeux et ne bougea plus. Alrik jeta un coup d'oeil complice à Zeroliëth mais se rendit compte au dernier moment que le vieil homme ne pourrait l'apercevoir faute de son infirmité. On avait tendance à oublier son handicap tant il était à l'aise, même lui ne le prenait pas pour un handicap. Un silence génant s'installa dans la clairière de la forêt et aucun des trois compagnons n'osaient prendre la parole.
Lorsque enfin, Alrik rompit le silence:


- Gyloën! Pourquoi me cherchais tu? demanda t-il. Car tu n'as toujours pas répondu à cette question! insista t-il.

L'elfe leva une paupière et découvrit un regard bleu azur qu'elle plongea dans celui du Nain qui s'empressa de répliquer:

- Et en direct de préférence!

Celle-ci sourit et lentement ses lèvres se décolèrent, dans une grace imaginaire elle répondit doucement:
- Le Roi des Elfes tiens à ta survie Alrik prince héritié du royaume des Nains, dit elle.

Zeroliëth coupa la jeune fille dans un ronfflement somnollant, finallement il ne simulait peut être pas lorsqu'il s'était plein de ses articulations.
Alrik devisagea la jeune femme et insista de son regard noir. Il souffla une mèche de sa crête qui venait barrer son visage doux qui fila se plaquer contre les autres.

- Pourquoi ton Roi voudrait il me protéger? Je ne risque rien, je suis sur mes terres.

- Détrompe toi Alrik! Car tes ennemis ne sont pas des Nains, ils sont bien plus que cela et ne te laisseront pas en paix avant d'avoir obtenu ce qu'ils désirent, reprit-elle.

- Comment sais tu tout ça? Qui me dis que ce n'est pas ton peuple qui manigance toute ses agressions? Les elfes ont toujours haï les Nains pourquoi en serait il autrement pour moi?

- Les mentalités changent fils de Cassiel. Ton père le sait et c'est pour cela qu'il a signé le pacte des cinq avec les autres races. Mais je ne suis pas là pour jeter de l'eau sur les cendres d'une haine qui dure depuis des millénaires. Mon père m'envoie te protéger et c'est ce dont je m'acquitterais jusqu'à ce que la mort m'en empêche ou que nous soyons séparés.

Alrik avait sorti du sac de Zeroliëth une longue pipe et l'avait callée entre ses dents pendant qu'il la bourrait de tabac brun. Il tapotta les poches du vieil homme à la recherche des silex à feu. L'elfe tandis la main et en un passage le tabac s'embrasa et une fumée grisâtre s'éleva de la pipe. Alrik qui ne s'attendait pas à recevoir une grosse bouffée de fumée dans les poumons aussi soudainement, toussa. Son oeil droit pleura et il fixa à nouveau Gyloën.

- Ton père? Tu veux dire que tu es...

- la fille du roi des elfes oui! termina l'elfe à la chevelure d'or. Je sais ce que c'est que de devoir porter le futur destin d'un peuple, alors tachons de nous entendre. L'avenir n'en sera que meilleur tu ne penses pas? demanda t-elle à son tour.

Aucune réponse ne vint de la part du Nain, il inspirait et soufflait sur sa pipe dans un rythme régulié et son regard s'était détourné de la jeune elfe.

- Mouais lacha t-il grossièrement avant de s'allonger, bras croisés derrière sa nuque.

Il ferma les yeux et se laissa porter par ses songes et la douce odeur de tabac frais qui lui montait dans les narines. Gyloën quant à elle demeurait comme figée assise au milieu de la forêt. Son esprit semblait sonder les alentours pour s'assurer qu'aucun danger ne les guettait. Elle veillerait sur le prince du royaume des Nains...

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Re: Les restes d'une civilisation

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