L'arrivée de Fubuki [validé]

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L'arrivée de Fubuki [validé]

Message par Fubuki le Lun 15 Aoû 2011 - 21:38

Route vers les joutes:


Cela faisait déjà plusieurs jours que Fubuki marchait en direction des joutes sous ce soleil de plomb. Elles avaient commencées , ce matin même. Le paysage était magnifique et la verdure de plus en plus abondante au fil des jours. La cime des arbres pointaient vers le ciel semblable à des mains avides de lumière. Entouré par des hordes d’êtres humains tous différents les uns des autres. Fubuki ne s’était pas habillé de ses habituelles kimono , il avait préféré porter une vieille cape élimée et dissimulé son visage de cire sous la capuche. Protégeant ainsi sa peau blanche des agressifs rayons du soleil et le protégeant surtout du regard indiscret des gens. Les beaux jours s’installaient doucement sur cette terre, des créatures volantes percés de-ci, de-là les cieux jouant à cache-cache avec les nuages.
La fatigue engourdissait ses membres, il avait mal aux dos, de nombreuses courbatures martelaient ses épaules, ses jambes et son cou. Ses pieds étaient en sang mais la douleur n’était pas vraiment un problème pour lui. Non , pour lui tout ceci n’avait aucun sens, s’il suivait ce cortège c’était pour trouver un travail. Il détestait tout ses attroupements, ses excitations, ce monde, tout ces bruits, cette saleté…Il ne connaissait personne et ne voulait pas se mêler à cette foule.

Fubuki contemplait les paysages, il prenait tous son temps, il n’était pas pressé personne ne l’attendait là-bas et d’ailleurs personne ne l’attendait nulle part .

Plus le soleil s’élevait dans le ciel , plus la nature s’animait de sa propre vie. Fubuki ne ressentait aucune excitation malgré que chacun de ses pas le rapprochait de son but. Perdu dans ses pensées, il n’entendit pas une troupe d’homme à cheval se rapprochaient dans un nuage de poussière, l’un des homme le bouscula du pied :
-Barre toi du chemin!
Il ne pipa mot et les laissa le doubler en crachant à ses pieds:
-manant !

Plus désagreable que ces être humains préssés: la chaleur, cette chaleur qui réchauffait le cœur des hommes… à chacun de ses pas, la poussière l’aveuglait un peu plus et embrumait ses poumons rendant l’atmosphère irrespirable et étouffante.

Il repensait à la raison de son départ, avait il des regrets? Probablement aucun. Après s’être enfuit de son école, il avait erré quelques temps ne voulant pas se résoudre à rentrer dans cette glaciale maison familiale. Mais ne possédant ni sous ni toit, il avait prit le chemin de la maison.
Son père lui avait ouvert la porte, d’abord surpris de revoir son visage, ses yeux s’étaient glacés en une expression de haine profonde. Une cicatrice non avoué c’était rouverte: être non désiré.
Sur son visage de cire pourtant si inexpressif d’habitude, se mêlait la peur et de son corps telles des lames d’acier pointait une haine palpable. Il le haïssait pour tout ce qu’il représentait et ne représentait pas pour lui.
Il appela « cette femme » :
-Viens voir qui est là, il est probablement venu me tuer ! railla son père.
La femme apparut à la porte, elle était moins belle et menue que sa mère, son visage aussi était moins pur que celui de cet être aimé.
Fubuki était resté dans cette maison suffisamment de temps, supportant jour après jour les réflexions et les avances de son père et les silences de cette femme.

Un matin, il reçut une invitation aux joutes et décida d’y aller pour enfin devenir indépendant, c’était sa chance de s’enfuir à jamais de ce lieu sinistre. Il pénétra dans la chambre de son père la nuit de son départ, une nuit froide ou la lune se cachait derrière les nuages. Et trancha leurs fils du temps… Le monstre de ses cauchemars étaient partit pour un monde meilleur, endormi à jamais dans une expression de surprise , le vin rouge se rependant sur les draps.
Fubuki debout devant ce spectacle jura à voix haute avant de tourner le dos à son passé pour toujours:
-je ne dépendrais plus jamais de personne!

Une brise fraîche stoppa le fil de ses souvenirs, que c’est agréable pensa-t-il. Son visage engourdi rafraichit par ce vent frais. Il ferma les yeux et savoura cet instant.

Le soleil était haut dans le ciel, Fubuki avait du mal à respirer, son maigre encas du matin ne lui procurait pas beaucoup de force et la chaleur rendait sa progression plus lente. Il trébucha sur le coté et tomba dans l’herbe rêche au bord de la route en emportant avec lui sa voisine la plus proche.

- Hey! Mais fais gaffe.. Ca va ? Dit elle un peu exaspérée.
Fubuki se releva rapidement malgré la plainte de ses muscles. Il salua la femme de la tête et accéléra le pas pour rejoindre le cortège. La jeune femme le rattrapa. Elle était rousse et plus petite que lui, plus jeune aussi. Un air espiègle se lisait sur son visage de poupon.

-Tu es seul? questionna-t-elle. C’est quoi ton prénom? Moi aussi je suis seule, mais on m’attend à l’entrée des joutes. Elle l’exaspérait: qu’Est-ce qu’il pouvait bien en avoir à faire de son histoire? Il s’écarta d’elle mais d’un bond elle se dressa devant lui, lui barrant la route.
Insupportable pensa-t-il.

- Pourquoi tu portes une capuche? T’as pas trop chaud? Moi je m‘appelle Léna et toi?
Elle souleva sa capuche d’un geste agile et le regarda surprise.

Des personnes jurèrent ou grognèrent dans son dos de cet arrêt subite mais qu’importe.

Elle sembla hésiter :
-T’es plutôt mignon…ne ? La frange de Fubuki portait par le vent lui venait devant les yeux.

-C’est quoi ton prénom?
Tout en reposant cette agaçante question, elle ne pouvait s’empêcher de le dévisager en particulier ses yeux. Ils étaient si sombre, la paupière supérieur était comme dessiné au crayon noir.
-Vaan mentit Fubuki d’une voix douce et lente sans la regarder dans les yeux. Il espérait qu’elle lui ficherait la paix après ca..Pourquoi ce prenom plus qu'un autre, il ne savait pas ... il lui rapelait vaguement un compagnon d'arme mort mais ca aurait tout aussi bien pû être le nom d'un chien de ferme.

- Joli prénom! Répondit elle d’un ton enjoué.

Elle le fixait de haut en bas en s’attardant sur ses deux armes et sur les courbes de ses lèvres.

-On fait un bout de chemin ensemble, on se tiendra compagnie comme ca . Un sourire fendant son visage.
Fubuki lui répondit par un mouvement de tête franc et négatif balançant sa queue de cheval de droite à gauche. Des personnes les doublaient et le fixaient avec étonnement…
-Bonne route! Il remit sa capuche, s’écarta d’elle et sans lui jeter le moindre regard poursuivit sa route en espérant ne plus avoir à faire avec elle.
Elle le regarda s’éloigner et se faire avaler par la foule.

Fubuki se répétait que cela n’avait aucun sens… Tout cela n’avait vraiment aucun sens pour lui. Il avait besoin de se reposer un peu , il vit un coin d’eau à l’ombre d’un immense arbre en contre bas et loin de cette foule harassante. Une douleur oppressait sa poitrine, il se sentait suivit , observé.
Il sortit de cette agitation et avança vers ce coin tranquille et à l’abri des regards.
L’arbre avait une ramure vraiment superbe, il rappelait à Fubuki les vieux sages silencieux mais connaissant les choses mystérieuse de ce monde.
Il remplit sa gourde vide de l’eau pure de cette rivière et but goulument , ses lèvres et sa gorge étaient desséchées par ce trajet.
Puis il déposa ses armes et sa sacoche à côté de lui et quitta ses chaussures afin de tremper ses pieds meurtris dans l’eau fraîche de la rivière.

Il détestait l’eau, il en avait peur… tout en fixant la surface lisse , il grignota les dernières boulettes de riz qui lui restaient. Ne pas beaucoup manger n‘était pas un problème, il avait été habitué a un régime alimentaire très strict ce qu’il ne supportait pas c’était cette saleté, cette poussière, cette transpiration, ces rires….

Il fixa son reflet dans le miroir de l’eau et retira sa capuche. Sa barbe et moustache commençaient à pousser légèrement.
-Il faut que je trouve rapidement un endroit ou dormir… ce voyage est des plus déplaisant se dit il .

Il prit de l’eau entre ses mains et s’en aspergea le visage afin de le rafraichir… le contact de l’eau sur son visage crispa chacun de ses muscles… cette étendu l’avalait au plus profond de son cœur et dans ce bleu profond… il perdait pied… lui rappelant des souvenirs d’enfance qu’il souhaitaient oublier. Sa mère penchée au dessus de la baignoire le tenant par le cou et lui maintenant la tête sous l’eau…
- Excuse moi, mais c’est mieux ainsi. Elle n’arrivait jamais à accomplir cet acte jusqu’au bout mais elle recommençait ainsi un nombre incalculable de fois, malgré les larmes silencieuse qui roulaient sur laes joues du petit garçon.

La caresse de l ’herbe était douce et agréable sous ses pieds, un oiseau chantait dans l‘arbre. Fubuki ferma ses paupières sur ce monde, malgré tout, ses oreilles restaient sur le qui vive. Il repensait à des choses enfouies… des choses qui enchaînaient son être et l’étouffait..la réalité est cruelle, n’Est-ce pas? Il repensait à ce lieu couvert de neige sur cette colline protégé par ce ciel étoilé et chanta une chanson dans la langue de son peuple, une chanson qu’il aimait beaucoup même s‘il en avait oublié l‘air il ya longtemps…



Spoiler:
Les paroles si ca interesse:
Akuro no oka

C’est ici qu’on s’est rencontré. Je n’y peux plus rien à présent mais,
C’est dans cette rue qu’on s’est rencontré, et je ne peux plus aimer à présent

Toi tu es sur cette colline à observer le ciel qu’on contemplait autrefois tout les deux
Et moi, depuis ce même ciel j’observe la colline où on allait ensemble

Si cette fleur fanée le souhaite, elle peut rien qu’une fois encore se remettre à fleurir
Dans cette nuit mon âme et mes idéaux se fondent dans les ténèbres, au moins cette nuit
Je suis à côté

C’est à cet endroit où je t’ai rencontré que tout à commencé. Et maintenant je n’y peux plus rien
C’est dans cette rue qu’on s’est rencontré, et je ne peux plus aimer à présent
Retournons tout les deux de nouveau sur cette colline

Si cette fleur fanée le souhaite, elle peut rien qu’une fois encore se remettre à fleurir
Dans cette nuit mon âme et mes idéaux se fondent dans les ténèbres, au moins cette nuit

Nos doigts autrefois emmêlés se séparent, moi qui sombre dans les profondeurs
J’ai aimé la dernière image que j’ai vu de toi. J’ai un rêve irréalisable, t’attendant sur la colline de l’acropole
J’aimerais m’endormir avec toi d’un rêve sans fin

On ne peut pas revenir dans le passé, alors je me réincarnerais pour te retrouver
D’ici là attends moi. Pourtant sur cette colline déjà …

Traduction de Kotoba Factory



Des froissements de feuilles l’avertirent d’une… non de deux présences qui se dirigeaient vers lui. Il ouvrit les yeux et posa sa main sur le poignard. Se stoppant dans sa chanson.

-Alors jeune demoiselle ,on a bobo à ses petits pieds? Perça l’un des deux hommes.
-Et on chante pour faire passer le temps? Tu parles quelle langue d’ailleurs, c’est la première fois que j’entends ca? Enchaîna le second. Fubuki ne lui répondit pas et de toute façon cet homme ne devait pas bien connaître grand-chose…
Demoiselle? Pas la première fois qu’on le confondait mais dans l’état dans lequel il se sentait cela le surprit et gonfla son orgueil. Il les dévisagea, deux hommes, l’un plus petit que lui, l’autre plus costaud. A voir leurs balafres, c’étaient pas des enfants de cœur… des voleurs.. Fubuki les flairait à des km à la ronde.

-Ca fait quelques heures qu’on t’observe, tu voudrais pas jouer un peu avec nous? Ils éclatèrent tout deux d’un rire gras qui insupporta le jeune homme.
Répugnant songea-t-il. Il les fixa, le soleil l’aveuglant à moitié. Il finit par baisser la tête et ferma les yeux.
-Alors t’es muette? Le grand mit un coup de coude au plus petit.. celui-ci ricana de plus belle.
Fubuki remit sa frange derrière ses oreilles en les ignorants.
-Excusez moi, je suis fatigué pourriez vous me laisser tranquille? Finit il par murmurer .
L’homme le plus costaud empoigna violemment Fubuki dans un bruit de tissu déchiré.
Mais t’es un mec??!! Le plus petit avait arrêter son rire de hyène galeuse. Il sortit un couteau érodé qu’il plaça sous le cou du jeune homme.
-Donne nous tout ce que tu possèdes sinon je te saigne!

Pour toute réponse, Fubuki fixa le géant en lui tendant son cou blanc et ferma les yeux… L’homme le regardait sans rien dire, il n’arrivait pas à dissimuler sa surprise en vue du comportement de l’étranger au visage aussi doux que celui d’une femme. Il relâcha sa prise, juste deux secondes d‘hésitation, deux secondes de trop….

Un cri perçant se répercuta dans l’air, transportait tel un écho et finit digéré par le vent. Fubuki debout devant le point d’eau lavait sa lame de cette impureté et d’un revers de main, il la frotta sur un pan de sa cape. Il rengaina son arme et tourna le dos à la scène .

L’oiseau se tût et dans un déploiement d’aile s’envola en emportant avec lui les images du meurtre.
L’eau se colorait d’un rouge vif, la couleur de la vérité et de la passion se diluait dans le courant virant au rose pâle pour finir par disparaître.
Fubuki s’éloigna d’un pas calme des deux cadavres dépossédés du souffle de vie. Avoir tué ces deux inconnus ne le dérangeait aucunement, non! Il était déjà perdu dans d’autre type de pensées.

Peu de chance que quiconque ne l’ait vu et avec cette foule aucune chance de retrouver l’assassin. Leurs corps se feront dévorer par des animaux sauvages. Et quand bien même on l’identifiait comme étant le tueur, il serait exécuté . Mais quelle importance? Que sa vie s’arrête aujourd’hui ou demain. Quelle différence cela ferait? A quoi bon se battre comme le font tout ces être humains, se battre contre son destin, contre ses peurs…. De toute façon la mort viendra voler notre dernière souffle de vie. Pourquoi se battre dans ce monde sans avenir. N’est il pas préférable de vivre quand il est juste de vivre et mourir quand il est juste de mourir? Non vraiment, il ne comprenait pas ses humains et pourtant il était des leurs. Est-ce qu’un jour ses mains obtiendront une réponse? Perdu dans ses pensées chaotique, il réintégra le cortège sur ce chemin étouffant en direction des joutes à moins que ce ne soit le chemin de sa vie qui ne l’étouffait par son non-sens.
Quand Est-ce que mon cœur a-t-il commencé à mourir? Se questionna t il. Qu’Est-ce qu’il m’attend demain puisque je vis sans sens?

Enfin après des heures de marche accompagné de pensée confuse, les joutes étaient à portée de vue , il arriverait ce soir malgré tout aucune joie ou émotion particulière n’enflait son cœur. A droite comme à gauche, l’émotion et l’impatience se lisaient sur les visages. Certains, des guerriers attendaient dans un trépignement de pouvoir prouver leur valeur en affrontant des champions, d’autres possédaient des rêves et des espoirs plein la tête, d’autres encore voulaient simplement profiter des tumultes de la fête pour s’amuser en bonne compagnie.

Fubuki quant à lui ne ressentait rien de tout ça, ni gloire, ni honneur, ni rêve, ni plaisir juste ses jambes se devaient de le porter jusqu’à la bas. Elle devait continuer de le faire avancer sur ce chemin sinueux et sans possibilité de retour, sur le chemin de sa vie, une jambe après l’autre: droite… gauche… droite … gauche.
Ce n’était qu’un mécanisme… avancer toujours et encore jusqu’à ce que cette enveloppe ne puisse plus le supporter et que son âme fatiguée retourne au recommencement à la fois du tout et du rien: le néant.

[à suivre...malheureusement Laughing ]

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Dernière édition par Fubuki le Sam 7 Avr 2012 - 21:15, édité 4 fois

Fubuki

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Re: L'arrivée de Fubuki [validé]

Message par Fubuki le Lun 15 Aoû 2011 - 21:39

Arrivée aux joutes:

Il était arrivé bien plus tôt que prévu, la Mergetale s’étendait immense. La nuit avait remis son manteau bleu sombre, aucune étoile ne perçait le ciel. De nombreuses lanternes éclairaient le chemin.
Fubuki pensa que du ciel en contemplant ce spectacle lumineux peut être qu’on pourrait croire à des étoiles.
Il avait entendu de nombreux voyageurs discuter en chemin de la beauté de ce lieu et de ces remparts qui par leurs couleurs nacre donnaient l’illusion d’une mer.. Mais dans cette obscurité, ce lieu ne lui s’emblait pas plus majestueux qu’un autre, uniquement le bruit des vagues lui parvenaient par intermittence.

Fubuki retira sa capuche le soleil ne le gênant plus dans sa progression , une longue file d’attente s’était formé devant les portes de la ville. Hommes, nains, elfes tous espéraient dormir en ville malheureusement peu de personne ne foulaient ces lieux à part les plus riches ou les êtres importants. Fubuki voulait malgré tout tenter sa chance, dormir dans un lit et prendre une douche lui manquait.
Quelque chose avait même réveillé sa curiosité: les elfes. Il avait toujours été fasciné par ce peuple si fier. L'histoire des elfes lui semblait passionnante et surtout intimement liée à l'histoire des hommes. Et puis, on l'avait tant comparé à eux.

Un des garde cria:
- les portes seront fermés pour la nuit, nous recommenceront demain!
Profitez bien des stands
!!! Les immenses portes se refermèrent sur un ricanement.

Fubuki se dirigea vers les nombreux stands, certains commençaient à fermer. On pouvait entendre les cris de chaque commerçant c’est à celui qui criera sa marchandise le plus fort.
La lune était pleine et haute dans le ciel, elle éclairait d’une lueur pâle les différents recoins de la vallée.

Un ménestrel jouait un air de chanson d’amour langoureuse et sans émotion sur sa guitare, Fubuki le regarda un moment avant de s’en détourner.
-Les meilleurs plats sont chez …
-Venez profitez de la compagnie des plus belles femmes au poney rose!!! Eh jeune homme, c’est pas cher après une dure route vient te reposer.


Fubuki l’ignora et continua son exploration.
Il faut que je trouve un endroit ou dormir à l’écart de cette frénésie pensa le jeune homme.
Un groupe d’orcs s’avança dans l’allée bousculant au passage les quelques humains et elfes agglutinés devant les stands… leurs ricanements gutturaux brisant le silence de la nuit.
A leurs vus, Fubuki ne put réprimer un air de dégoût comment les hommes peuvent il descendre d’une transformation de ces être répugnants? Il bifurqua rapidement afin de changer d’allée.
D’un stand aménagé en taverne s’élevé des rires plusieurs guerriers y étaient attablés et buvaient en très bonne compagnie. Fubuki s’arrêta non loin de cette scène et les regarda intrigué.

-Un problème l’elfe on sait pas s’amuser? S’exclama l'homme à la barbe la plus courte.
-C’est pas un elfe Gallium c’est un humain comme nous. T’en es a ta combien de pinte? tu vois bien qu’il a pas des oreilles pointues! Ricana son confrère.
-Ah mince, si même les humains se mettent à devenir asexués on va pas s’e….

Fubuki en avait suffisamment entendu il s’éloigna sans écouter la fin.
Il s’aventura dans les plaines là ou il y avait quelques campements pour la nuit. Il continua encore et entendit au loin un magnifique air de harpe ou un instrument qui s’en approchait. Il ne savait pas, il n’y connaissait rien en musique. Guidé par cet air et par la lune qui éclairait ses pas, il s’avança un peu plus sur ce chemin.
Les rires et les clameurs des festivités se dissipant dans son dos.
Le bruit de cette musique frénétique l’envoutait, il voulait savoir qui jouer avec autant d’émotion rien a voir avec le ménestrel de tout à l’heure. C’Était triste et doux comme un requiem, les notes vibrantes dansaient dans les airs comme si elle délivrait leur propre message…un autre langage plus puissant, plus engagé et plus passionnel que les mots. Le désespoir de ses notes brisant le souffle du vent.
Derrière un buisson, il le ? La? Vit :un elfe jouant d’un drôle d’instrument de musique comme possédé… ses doigts agiles faisant vibrer les cordes comme si c’était la dernière musique qu’il jouerait de sa vie . Fubuki se stoppa sur place pour ne pas le déranger dans cet instant de grande beauté… oui les musiques les plus tristes sont intiment lié « aux beaux.»

Il contempla cet être grand et mince possédant de long cheveux blanc. Était ce un homme ? Une femme? Il n’aurait su le dire.. En cet instant, il se sentait si petit comme écrasé par tant de perfection… comment pouvait on le comparer à eux? Derrière l’elfe, un cheval non plutôt un lorzi broutait couché sur les flancs.. Même s’il n’en avait jamais vu autre part que dans des livres, il le savait cet animal était bien plus fier et bien plus majestueux qu’un simple cheval. L’un comme l’autre renvoyait l’éclat de la lune, ils étincelaient… C’Était un spectacle somptueux..

Fubuki recula et le lorzi se dressa d’un bond entre lui et son maître…celui-ci le dévisagea surprit et s’arrêta de jouer.
Un silence pesant s’installa entre les deux êtres, ils se dévisageaient incrédule l’un l’autre.

Fubuki recula d’un pas à nouveau et murmura d’une voix ouatée:
-Désolé de vous avoir dérangé, c’était un très bel air de musique… il le salua bien bas en courbant ses épaules et s’en alla sur un autre chemin.
L’elfe le regarda s’éloignait surpris du visage de cet humain peu banal qui avait déjà disparu de sa vue.

Fubuki s’installa sous un arbre afin d’y passer la nuit…il ne pouvait se sortir de la tête cette douce mélodie entendu quelques instants auparavant. Il ferma les yeux et s’endormit que d’une oreille sur ces notes gravées dans sa mémoire.

La nuit fût plutôt froide, le jour commençait à poindre réveillant la nature et les être vivants. Il pouvait percevoir au loin, les clameurs des voyageurs, ils avaient probablement recommencés à faire la queue pendant que d’autres profitaient des festivités.
Il ferma à nouveau ses paupières, des gouttes de rosée parsemaient ses cheveux.

Il sentit une présence se pencher au dessus de lui, d’un geste rapide et agile il attrapa le poignet de l’intrus et le bloqua d’une lame sous sa gorge.
Des cheveux couleurs flammes flottèrent devant ses yeux… il lâcha la jeune femme et recula d’un bond en se mettant debout sur ses jambes encore endormies.
Il reconnut le visage même s’il n’avait plus aucun souvenir de son prénom… il avait croisé cette jeune fille un peu plus tôt.

D’abord surprise par cette attaque soudaine, elle reprit son souffle et tenta de plaisanter:
-Tu te lève toujours du pied gauche??
-Fubuki ne l’écoutait déjà plus il dissimula ses armes et sa sacoche sous sa cape.
-Tu m’écoutes? Je t’ai cherché partout tu t’es vraiment éloigné de la populace.

D’habitude, les femmes le mettaient mal à l’aise mais celle là lui était juste insupportable.
Il répondit par un long soupir: ahhh…. et passa devant la rouquine en continuant sa route afin de rejoindre la queue.
-Vaan!!! S’écria-t-elle
Quel est l’intérêt de se rappeler de son prénom?? Il ne comprenait pas ce genre de personne, se souvenait il du sien?? Non!

-Regarde comme il est mignon… C’est un cobos je crois.

Il se retourna et regarda l’anima qui se trouvait à quelques mètres des 2 humains et les toisaient fièrement. Son pelage d’or renvoyant les rayons du soleil.
Fubuki contempla l’animal, de l’agressivité s’en dégageait mêlé à de la peur… Il valait mieux s’éloigner peut être que les cris de cette hystérique avaient alertés cette animal, peut être qu’un de ses nids se trouvaient non loin dans tout les cas, pour Fubuki il était clair que quelque chose agaçait l‘oiseau doré.

-Laisse le tranquille lui conseilla-t-il mais elle ne l’écouta pas et répondit moqueuse:
-Mais voyons tout le monde sait qu’ils sont inoffensifs! Et à ces mots, elle avança une main pour caresser le plumage du cobos.
Fubuki allait partir en la laissant là avec son nouvel souffre douleur… il avait presque de la pitié pour ce pauvre animal.

Quand un cri le fit faire volt face, elle était au sol l’animal secouait ses ailes en poussant des cris stridents à vous faire percer les tympans.
Elle se mit en boule , l’animal fixa d’un œil mauvais le jeune homme qui avait déjà sa main sur le fourreau de son katana. Il le chargea avec une rapidité qu’on aurait du mal à soupçonner chez ce gros volatile.

Fubuki esquiva le premier coup de bec, et fit un pas de coté.
L’animal et le jeune homme tournaient en des cercles infinis se faisant face… la prochaine attaque serait décisive pour l’un d’eux.. Tout se passa très vite, l’animal le chargea à nouveau, les yeux injectés de haine…Fubuki dégaina son sabre … du sang gicla au pied de la rouquine qui leva les yeux vers la scène.
L’animal avait le sabre enfonçait dans son plumage, il poussa un cri de douleur et s’enfuit dans une giclée de sang et de plume…Léna pensa que l’animal était gravement blessé et qu’il allait probablement mourir plus loin. Elle se releva tremblante sur ses jambes:

-Merci Vaan t’es vraiment dou… mais en levant les yeux, elle vit telle des larmes sur les joues et le menton du jeune homme du sang qui gouttait au sol. Il tituba sur la droite et après quelques pas s’écroula au sol comme une lourde pierre.

Fubuki perdit connaissance le sol tremblait sous son corps , il entendait des bruits, des voix qui lui parvenaient comme si elles venaient de loin très loin comme à travers un magnétophone, il se sentait léger et soulevé du sol. Était ce ca mourir?

La réalité lui semblait plus proche, la fine membrane le séparant des 2 mondes se brisa… il avait affreusement mal aux crânes et cette voix qui bourdonnait dans sa tête était agaçante
- … vaa….vaaa ….vaaannn… vaan!!!!!!!
qui est vaan?? Pensa-t-il en portant sa main au front , un morceau de tissu y était déposé il le compressa un peu plus… une odeur de métal lui emplissait les narines le rendant nauséeux.

-Vaan ouvre les yeux!!! Il continua à les garder fermer, il voulait juste qu’on le laisse tranquille.
- ouvre les yeux!!!
Il entrouvrit les yeux à la vie, une fille était penchée au dessus de lui… il était sur une sorte de brancard arrangé porté par 2 hommes costauds.. Des visages inquiets, moqueurs, interrogateurs défilaient sur les cotés.

- je suis si contente maintenant que tu as ouvert les yeux c’est que tu vas mieux. Emmenez le chez le boulanger "l'ami de pain". Il referma ses paupières tout en utilisant telle une compresse le morceau de tissu. Sa vue était trouble aussi il préféra écouter l’appel de Morphée.


On le fit rouler comme un vulgaire sac de patate sur un lit.
-Un peu de délicatesse fait pas de mal s’emporta la gamine.
Les deux costauds rigolèrent:
- Quand on sait pas se battre, on s’éloigne pas de la foule!
-Espérons que son BEAU visage n’ait pas été trop endommagé.
s’esclaffa le second en prenant une voix qui se voulait féminine.

Il lui sembla que les deux hommes s’éloignaient, leurs lourds pas résonnant dans l’escalier.


-Je vais m’occuper de toi, tu sais je fais des études en pharmaceutique.. Tu as eu qu’une légère blessure avec une bonne pommade il ne te restera sûrement même plus de cicatrice. Quoique vu ta teinte de peau, tu es aussi blanc qu’un grain de riz… Fubuki entendait des bruits de flacon, d’eau qui bouillait. Mais il était trop fatigué et sonné pour ouvrir les yeux.

-Heureusement que j’avais ma trousse de secours avec moi. Elle lui nettoya la plaie, l’odeur de plante était infecte et amer.
Sa vision était déjà moins trouble , juste striée comme une télé mal réglée et brouillée lorsqu’elle eut fini de bander son front.

Fubuki regarda autours de lui , un homme âgé se tenait devant le lit le regardant. Il se releva précipitamment et le salua.. Sa tête lui tourna légèrement.

Ne bouge pas … merci d’avoir protégé cette enfant. Protégé?? Pensa t il… je me suis protégé moi-même c’est tout.

Nous sommes dans la ville, tu peux rester dormir ici pour quelques nuits afin de te remercier. La douche est là bas au fond du couloir. Fais comme chez toi si tu as faim, viens me prévenir. Je travaille au rez-de-chaussée.

-Merci murmura le garçon entre ses lèvres.

-Il a besoin de repos on devrait le laisser dit le vieille homme d’une voix posée.
-Oui tu as raison et de toute façon, je dois y aller répondit la rouquine. Prend soin de Vaan grand père. Et toi récupère bien , je reviendrais te voir!

Ils sortirent tout 2 de la chambre laissant Fubuki seul. Enfin seul.

Le jeune homme décida d’aller se laver, il se fit couler un bain chaud… Il détacha ses longs cheveux et entra dans le bain, quelle agréable impression de sentir toute cette poussière se diluer dans l’eau…
Il se regarda dans le miroir et rasa les seuls marques de sa masculinité naissante: sa barbe…

Il retourna dans sa chambre de fortune et se coucha sur le lit.
C’Était une chambre sans fioriture simple, petite et pas très bien entretenue.
Fubuki réfléchissait sur ce qu’il devrait faire: jeter un œil dans l’arène ? Ou plutôt aller voir les emplois disponible?

Il se déciderait après avoir repris des forces. Il ferma les yeux et se délecta du silence environnant: Il n’avait pas peur du silence ou de la solitude ni même des ténèbres, il y était habitué.

Les événements de la journée défilaient derrière ses paupières.
« Dans ce monde de silence. Je dois porter un masque afin de dissimuler mon visage crispé. A quoi ressemble mon vrai visage???
Tout ses gens autour de moi, leurs silhouettes est si étrange elle me semble si lointaine et à la fois trop proche.
Déjà autrefois, je ne souriais pas, ayant toujours vécu l’amour comme une contrainte oui, depuis mon enfance je m’efforce de porter un masque… je serais sage maman alors aime moi…
»

Voila fini... je m'excuse d'avance à celui qui devra lire cette divagation... et j'espere qu'il ne s'ennuira pas trop...
Merci de relever toutes les fautes, incohérences ou je ne sais quoi...Et il doit y en avoir pas mal.

Validation:
Edit Yuke: Je ne peux pas corriger toutes tes fautes (non pas que tu en fasses beaucoup, loin de là ^^, mais ça me prendrait trop de temps si je devais être attentif à cela pour chaque personne). Cela dit, je vais te conseiller sur les erreurs qui me semblent fragrantes et/ou fréquentes, ainsi que les incohérences par rapport à l'univers de Naravel.
1) attention aux références à notre monde (je pense à "magnétophone" "télé", "bras de Morphée" "kimono" "cheval"). Certaines doivent être bannies (les magnétophones/télés sont inconnus sur Naravel), d'autres seraient plus à propos si adaptées (expliquer d'où ça vient, les spécificité de cet élément sur Naravel, etc ^^). Dis toi que Naravel est toujours différent de notre monde, même si certaines choses y ressemblent =). Essaye donc de mettre des détails surprenants dans tout ce que tu empruntes...
2) Question rédaction, je trouve que tu écris bien, peu de fautes d'orthographe, des phrases bien construites, du vocabulaire et tout. Tu négliges cependant souvent la ponctuation (des points et virgules oubliés, des tirets non mis entre les mots composés/liés...)

Voilà les 2 points importants sur lesquels tu peux concentrer tes efforts à l'avenir =)
Autrement, tu écris bien, c'est agréable de te lire =)
T'as pris un personnage difficile! >_<

PS: rappel> N'oublie pas de préciser dans quelle capacité active tu veux progresser (à la fin de tes posts sous spoiler par ex), sinon les validateurs répartissent eux-mêmes selon leur bon vouloir.

Validation: Pui +6 Rés+6 Int+15 Con+25
Arrivée aux Joutes: +20 Ducats!


Dernière édition par Fubuki le Mar 11 Sep 2012 - 11:13, édité 1 fois

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Re: L'arrivée de Fubuki [validé]

Message par Fubuki le Jeu 15 Sep 2011 - 17:33

D'accord merci pour les conseils, je tenterais de faire plus attention aux mots que j'utilise et à la syntaxe de certaines de mes phrases afin de respecter au mieux l'univers dans lequel il évolue. ^^

Oui mon personnage est pas facile enfin sa vison du monde et son interaction avec les autres est pas pratique on va dire. C'est ce qui me fait un peu peur, j'espere bien le rendre plus "humain" xD

Ah ok je savais pas du tout pour les points mais ca me va comment tu les as disposés. Smile

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Re: L'arrivée de Fubuki [validé]

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