3. d) Ombres

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3. d) Ombres

Message par Narrateur le Mer 6 Jan 2010 - 0:46

Elfes Noirs


Noms


[Commun] Ombres, et plus rarement Elfes Noirs
[Nains] Grââld (qualifie ce qu'ils craignent et détestent au plus haut point)
[Elfes] N'Armetla ('les Innommés'), N'Elfir ('Ceux-qui-ne-sont-plus-Elfes', 'les Reniés')
[Humains] Feuilles Mortes (par opposition aux Elfes qu'ils appellent entre eux les 'Feuilles Souples')

Origines


Les Elfes Noirs étaient des Elfes appartenant à des classes nobles (de la Yauna), entourant de longue date le Prince Elderian Nam'Caelar, censé diriger les Elfes à leur arrivée sur la terre de providence. Hélas, un sort funeste leur était réservé : ils furent bannis de la Forêt pour toujours, contraints à ne plus jamais pouvoir s'abreuver de la sève ou retrouver la caresse des Arbres Mères. Ils ne furent pas les seuls : d'autres Elfes provenant des classes créatrices (Cuen'dalo) subirent le même sort, parce qu'ils étaient liés à certains nobles (par allégeance ou par affection) ou qu'ils s'étaient révoltés contre la volonté de guerre des leurs...

Caractéristiques communes


Les Ombres ont perdu la lumière de leurs jours d'antan. Ils se cachent pour la plupart afin de ne pas montrer leur véritable apparence et ne sortent qu'en de très rares occasion de leurs refuges ténébreux. Ceux qui dirigent les légions d'Orcs lors de batailles prennent l'apparence d'Elfes sombres grâce à des sortilèges connus d'eux seuls, ce qui leur a valu leur surnom d'Elfes Noirs, malgré qu'ils ne soient plus des Elfes depuis fort longtemps. Cela dit, rares sont ceux qui ont pu les observer de près et survivre, tant ils sont redoutables lors des combats. Leur présence est reconnaissable entre toutes car ils sont précédés d'une aura funeste qu'il est difficile de supporter.

Connaissances


Les Elfes Noirs ont été bannis de la Forêt de Geadrâs avant que les Elfes n'aient maîtrisé le langage de Magie des Démons. C'est la malédiction elle-même qui a imprimé au plus profond de leur chair les mots secrets des profondeurs. C'est pourquoi les Elfes Noirs contrôlent d'instinct les Arts Magiques, même si l'utilisation du langage améliore leur maîtrise. C'est cet instinct maudit qui les place comme les plus habiles et puissants magiciens de Naravel. Nul ne peut rivaliser face à l'un d'entre eux dans ce domaine, pas même les démons, qui n'ont pas leur finesse d'esprit et leur connaissance de la nature.

Croyances


Les Elfes Noirs ont perdu toute foi lorsqu'ils ont été séparés à tout jamais des Arbres Mères. Auparavant, comme tous les Elfes, ils vénéraient Demet et Erä, Parents de toutes les Forêts. Leur souffrance est telle qu'ils perçoivent le monde comme une illusion de laquelle ils sont prisonniers à jamais. Ils ne peuvent croire qu'en eux-mêmes, errant seuls, ombres parmi les ombres du monde. Ils sont à l'affût d'une lumière qui les guidera. Ils attendent sa venue en combattant les chimères qui les oppressent.

Organisation sociale


Les Elfes Noirs guerriers qui combattent avec les Orcs ont gardé une hiérarchie semblable à celle qu'ils avaient dans la lumière : les dirigeants sont groupés en familles dont les plus jeunes ont le plus haut grade, et sont soutenus par leur aînés en dessous. Chaque famille se réfère à une sorte de général : le Kalan, qui se charge normalement de la tactique et de la communication entre les factions (avec les autres Kalan). Chez les Elfes, les généraux obéissent habituellement aux directives des familles royales, mais Elderian ne s'occupe que très peu de la guerre. S'il intervient, ses ordres sont toutefois respectés.

Les autres Ombres n'ont pas de hiérarchie spécifique car ils ont peu de rapport entre eux, hormis pour des problèmes de sortilèges. Ils ne révèrent que les mages qui ont mis au point une magie qui les impressionne. Seules les paroles d'Elderian ne sont pas soumises à ce jeu.

Les anciens Yauna ont quitté la forêt en compagnie de membres de la classe des Cuen'dalo. Ceux-ci n'interviennent jamais en combat, ils remplissent des tâches artisanales. Ils détiennent une grande partie du savoir-faire elfique et ont été une grosse perte pour les Elfes lors du bannissement. Ils obéissent aux Yauna, sans pour autant se laisser dominer. Ce sont eux les plus nombreux des N'Elfir.

Territoire


Les Ombres vivent pour la plupart dans Elesas An'Duin, la Flèche dans le Grand Nid. C'est là que trône Elderian Nam'Caelar, leur prince déchu. Ils vivent auprès des Orcs qui ont conquis pour eux un vaste empire qui s'étend sur la rive est du Dern jusqu'à la Mer d'Elfirea au nord, pour s'arrêter jusqu'aux pieds des montagnes Sergates au nord-est. Il descend ensuite en suivant les berges des marais Sergates jusqu'au niveau des chaînes sauvages qui prolongent les montagnes des Nains au sud. L'Empire se ferme au Gué de Rizen, à l'endroit où les eaux du Dern s'éloignent des montagnes.

Histoire depuis l'origine


Spoiler:
Le Prince Elderian Nam'Caelar partit du sol sacré d'Elfirea avec la mission la plus importante que son peuple ait jamais confié à l'un des siens : trouver une nouvelle terre où ils pourraient prospérer librement. En effet, Elfirea était devenue trop petite pour suffire à tous les Elfes y vivant. Après avoir reçu la bénédiction de la Très Haute, et des adieux multiples, il prit la mer en compagnie de milliers de jeunes Elfes, pour la plupart contraints de partir pour ne pas peser sur leurs familles. A eux tous, ils couvraient presque toutes les castes d'Elfes existant sur Elfirea, mais aucun n'était préparé à ce qui les attendait durant ce voyage vers l'inconnu et l'immensité de Naravel.

Ce ne fut pas moins de deux milles navires qui déployèrent leurs voiles claires et prirent la mer d'Elfirea d'assaut. Ils bravèrent les humeurs changeantes de la grande eau sans jamais faiblir, toujours vers l'ouest où les vents les menaient. Au bout de plusieurs mois de navigation, et après plusieurs fausses joies en découvrant des îles perdues, ils parvinrent en vue des côtes de celle qu'ils nommèrent Promethea, la Promesse des Dieux.

Mais leur hilarité fut de courte durée : Promethea se révéla être une terre mauvaise, qui eut raison de plusieurs d'entre eux, les dévorant de ses mystères inconnus et terrifiants. Les graines des Arbres refusaient de grandir sur ce sol nouveau, les poussant à reprendre les bateaux pour chercher un nouveau rivage.

Ils errèrent à nouveau des mois dans l'immensité sombre et perverse de la mer, qui, se jouant de leurs efforts vains, les déviait sans cesse vers le sud au lieu de les laisser retourner vers Elfirea.

Ce n'est qu'après avoir essuyé une terrible tempête où de nombreux navires furent perdus qu'ils prirent pied sur les côtes nord-ouest de Geadrâs, se refusant de se croire enfin tirés d'affaire. Dès leur arrivée, les graines des Arbres furent plantées. Et, comme par enchantement, elles acceptèrent de pousser dans les plaines vertes et immenses. Comblés de bonheur, les Elfes s'installèrent définitivement, chantant nuit et jour à la gloire de Demet et Erä, qui les avaient guidés en déviant leurs navires jusqu'ici. Nourries par les chants magiques et l'énergie encore vive des Elfes, les graines s'épanouirent, donnant naissance à de jeunes pousses, qui s'élevèrent et se ramifièrent, puis déployèrent leurs feuilles d'un vert pâle et brillant, presque irréel. Ils donnèrent vie à d'autres graines, qui furent plantées à leur tour et grandirent encore plus vite que les précédentes. En quelques mois, une véritable Forêt était née, qui allait devenir Selëvenoy, le coeur du Royaume Elfique sur Geadrâs.

En accostant sur cette terre de jouvence, les Elfes ne se doutaient pas un seul instant qu'il pouvait déjà y avoir des maîtres des lieux. C'est ce qu'ils apprirent à leurs dépends quand ils visitèrent la chaîne de l’Échine de Grimnir jouxtant leur jeune Forêt.

Les farouches Nains du clan de Bergûnd le Blanc les reçurent avec toute la délicatesse légendaire des Nains : c'est-à-dire à coup de haches et de marteaux.

Depuis ce jour, les Elfes ne commirent plus l'erreur de se croire seuls en Geadrâs. D'ailleurs, les Nains ne manquèrent pas de le leur rappeler à maintes reprises. La rivalité qui opposait les deux peuples allaient s'enraciner durablement sur la terre des Seigneurs des Montagnes. C'est cette rivalité qui créa les premières dissensions au sein du peuple des Elfes : privés des enseignements pacifistes et sages des Anciens et se sentant acculés entre la mer hostile et la fureur des Nains, la plupart des Elfes se laissèrent porter par la haine et la peur. Malgré les efforts du Prince Elderian pour calmer leur impétuosité et établir un climat de paix entre les 2 peuples, les Elfes sombrèrent dans une période sombre où les complots et les médisances naquirent sous les feuilles des Arbres.

Bientôt, une résistance inébranlable se dressa contre les partisans de la voie d'Elderian, tandis que la guerre contre les Nains s'intensifiait. Des discours de plus en plus violents animaient les conseils, projetant d'abattre des fléaux sur les Nains, de les asservir comme des bêtes et de dominer tout Geadrâs. Ils avaient trop souffert, trop sacrifié pour que ces êtres repoussants et barbares les maltraitent ainsi et osent même abattre les Arbres...

Tandis qu'Elderian et les siens s'embourbaient dans des conflits qui n'en finissaient plus, certains Elfes utilisèrent les anciens écrits qui renfermaient des Arts Interdits pour attirer à la surface des puissances honnies de leur peuple, que ces mêmes écrits secrets mentionnaient avec la plus grande méfiance. Ce ne fut que lorsqu'Elderian annonça qu'il allait retourner sur Elfirea pour les dénoncer que Samalayin, l'une de ses généraux le renia devant tout le conseil et se proclama nouvelle souveraine des Elfes sur Geadrâs. Son discours enflammé, sa position vis-à-vis des Nains et des races inférieures lui valut l'approbation de plusieurs membres en plus de ceux qui la soutenaient déjà. Le conseil approuva son acte et la laissa décider du sort d'Elderian et de ses partisans.

Elle ordonna qu'il fussent faits captifs. Elle tenta une dernière fois de convaincre Elderian de revenir sur ses décisions et de les suivre, mais celui-ci refusa. Il la menaça à nouveau de prévenir les Anciens et lui exprima tout le dégoût que ses pensées lui inspiraient. Il les traita elle et ses partisans d'infidèles aux enseignements de Demet et Erä, la plus haute insulte qui puisse être prononcée à cette époque contre l'un des siens.

Devant cet affront, Samalayin le condamna alors avec le nouveau conseil (constitué uniquement d'alliés) au bannissement définitif et irrémédiable de tous les territoires elfiques sur Naravel, et à ne plus jamais pouvoir se lier aux Arbres. Pour sceller leur destin, elle donna à ses mages l'ordre de maudire Elderian et ses fidèles grâce aux Démons qu'ils avaient appelés des profondeurs pour anéantir les Nains.

"Nous, Juges et Maîtres du peuple Elfique sur Geadrâs, nous te bannissons, Elderian Nam'Caelar, Prince Déchu du nouveau royaume. Tu as jeté sur nous le malheur et la mort à maintes reprises, et maudit nos noms quand nous avions besoin de toi. Reçois ce châtiment, traître parmi les traîtres, parjure parmi les parjures. Que ton nom ne soit plus jamais prononcé par la bouche d'un Elfe, et que ta descendance pourrisse dans la souffrance, loin des Arbres et de la Lumière. Oui, nous te condamnons à ne plus jamais goûter au bonheur de Demet et Erä, ainsi que tes suivants... Puisses-tu disparaître de ce monde et ne jamais y revenir. Car ce monde a déjà oublié vos noms. Vous serez les N'Armetla. Vous n'êtes déjà plus que les ombres de vous-mêmes, N'Elfir..."

Ainsi furent les derniers mots que Samalayin prononça devant les Elfes Noirs, avant de sceller la malédiction et de les chasser de son royaume.

Les N'Elfir furent poursuivis jusqu'aux limites de la Forêt et au-delà, terrorisés et incapables de réaliser ce qu'il venait de se passer. Ils n'étaient plus des Elfes ! Pleurant et criant, ils couraient sans jamais s'arrêter, de peur de mourir sous les traits de leurs poursuivants. Sitôt la malédiction conclue avec les Démons, les Elfes Noirs avaient senti leur lien se rompre avec les Arbres, avec leur Source de Vie, leur âme... La douleur qui étreignait leur cœur était sans limite. Ils coururent des mois entiers, pourchassés par leurs anciens frères et menacés par les ennemis de ces derniers. Ils fuirent à l'est, toujours plus loin, submergés par la peine et la souffrance, frappés d'incompréhension hagarde.

Arrivés au Dern, la plus lointaine des frontières accessibles, ils se jetèrent tous dans son lit immense, craignant plus leurs traqueurs que la mort.

Mais le fleuve, comme s'il se fût pris de compassion pour leur sort, ne les envoya pas par les fonds. Ils les déposa un à un sur son autre rive, plus loin en aval. Là, épuisés, si anéantis qu'ils ne pouvaient plus penser, ils attendirent. Leur hébétude les cloua sur ces berges un temps qui leur sembla une éternité. Au fil des mois, ils se rapprochèrent et osèrent se toucher pour se protéger du froid. Aucun ne brisa le silence pendant plusieurs lunes. Puis, l'une d'eux osa murmurer un chant pour tenter de rassurer son enfant. Émus par le courage de la mère et la beauté de sa voix, qu'ils n'avaient plus entendue depuis trop longtemps, d'autres se joignirent à elle, puis d'autres encore. Après cette nuit, ils recommencèrent enfin à parler. D'abord timidement, juste pour s'assurer qu'ils n'étaient pas seuls... Qu'ils n'étaient pas dans un cauchemar. Puis ils parlèrent plus gravement, et en vinrent à ce qu'il s'était passé. Ils entrevirent alors la direction dans laquelle ils étaient engagés. Aucun d'eux ne sentait plus la douce chaleur des Arbres et la force réconfortante de la terre. Tout était devenu vide et froid autour d'eux. Leurs noms n'avaient plus aucune signification, plus aucun pouvoir, comme des coquilles vides. Quand ils s'appelaient, ils avaient l'impression d'appeler un mirage, un pâle souvenir d'une chose qu'ils connaissaient dans un passé lointain et brumeux.

Enfin, Elderian les convainquit de quitter le Dern pour s'enfoncer plus avant dans les Terres Blessées, qu'ils savaient habitées par de redoutables créatures, que les Nains craignaient autant qu'ils respectaient. Les N'Armetla mirent plusieurs semaines avant d'arriver à ce qu'ils nommèrent plus tard An'Duin, le Grand Nid. Sur place, ils rencontrèrent les créatures sauvages que les Nains nommaient Dâra-gôn ("Serpents du Ciel"), et les combattirent grâce à la magie des Démons qui sommeillait en eux désormais.

Les Dragons livrèrent un combat acharné avant de battre en retraite face à la magie des N'Elfir qui les inquiétait plus qu'elle ne leur causait de dégâts. Les maudits, émerveillés par la majesté et la férocité dont faisaient preuve leurs adversaires en défendant leur nid, comprirent qu'il devait s'agir là d'un signe. Ils décidèrent d'investir le nid qu'ils appelèrent An'Duin en hommage à ses valeureux anciens occupants. Ils y bâtirent Elesas, la Flèche, grâce aux roches noires et brillantes qui jonchaient le fond d'An'Duin, plus dures que toutes les autres pierres et plus chaudes que la terre au soleil. Cette roche étrange se modelait comme de l'argile sous les mots de magie, comme si elle cherchait à s'organiser sous leur volonté.

La finition d'Elesas prit plusieurs siècles, mais les N'Armetla n'attendirent pas pour débuter leur nouvelle vie, explorer leur nouveau talent - le langage de Magie - et en faire leur moyen de subsistance principal. Grâce à lui, ils développèrent des magies de natures si complexes et puissantes qu'aucun Elfe ne pourrait jamais même en effleurer les principes.

Par la magie, ils firent toutes sortes d'expériences, pour en explorer les limites et les possibilités. Leur but était de pouvoir à nouveau procréer. Car la puissance de la malédiction les avait meurtris si profondément qu'aucun enfant ne vit le jour dans ces périodes sombres. Nombre d'Elfes Noirs sombrèrent dans le désespoir, et plusieurs demandèrent à Elderian la permission de partir d'An'Duin, pour fuir tous leurs malheurs. Il ne les retint pas, et les aida du mieux qu'il put, en leur disant que s'ils voulaient revenir un jour, ils seraient toujours les bienvenus.

Ce fut après bien des échecs et des malheurs que les N'Elfir trouvèrent enfin le moyen d'avoir de nouveau des enfants. Les premiers Orcs naquirent alors à An'Duin, puis eurent leurs enfants, qui eurent aussi les leurs.

Mais malgré tous les talents des Elfes Noirs, à chaque génération, leurs descendants devenaient de plus en plus monstrueux. Leur peau pâle se couvrait d'écailles et d'une substance verte et collante. Ils devenaient massifs et leurs dents s'aiguisaient. Et plus les générations passaient, plus ils se rapprochaient de monstres difformes. Leur esprit devint si médiocre qu'il se ferma à l'art de la subtilité et par la même occasion, à la manipulation du langage de magie.

Les Ombres ne firent pas longtemps grand cas de leur laideur, car de leur côté, la malédiction les frappait encore plus sévèrement. Si leurs descendants étaient plutôt repoussants, les Ombres ne s'en offusquèrent pas, ils s'excusèrent auprès d'eux et expliquèrent pourquoi ils étaient nés ainsi. Les Orcs, outrés du châtiments de leurs parents, jurèrent de se venger des Elfes et des Nains qui avaient causé tout cela. Ils se préparèrent et déferlèrent sur les terres de l'ouest comme un raz-de-marée furieux, ravageant tout sur leur passage. Depuis ce jour, les Orcs vouent une haine sans mesure aux Elfes et aux Nains.

Les Elfes Noirs ne s'opposèrent pas à la vengeance des Orcs, mais seule une partie d'entre eux se joignit à eux dans la guerre. La plupart des N'Elfir préférèrent ne plus sortir de l'ombre pour ne pas montrer ce qu'ils étaient devenus. Ils pratiquent aujourd'hui la magie dans des salles obscures d'An'Duin ou dans les refuges naturels où ils se sont exilés.

Ceux qui guident les armées orques depuis Elesas et sur les champs de bataille usent de magie pour prendre l'apparence d'Elfes ténébreux. Toutefois, même si tout dans leur apparence est semblable aux Êtres des Forêts, rien ne fait des N'Armetla des Elfes. On dit que s'ils marchent dans une plaine, celle-ci se flétrit pendant dix années, et qu'un simple regard dans leurs yeux occultes peut tuer sur place. Chaque mot qu'ils prononcent est craint car ils peuvent brusquement provoquer des tempêtes et rendre fou une armée des plus vaillants guerriers.

Mais la chose la plus terrible qui soit... C'est d'entendre le nom d'un N'Armetla. Entendre le nom d'un Innommé assure une mort prochaine et pleine de souffrances. Car un Innommé ne peut avoir un nom. Celui qui a entendu ce dernier... doit mourir.


Auteur: N'Aedras

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