3. c) Elfes

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3. c) Elfes

Message par Narrateur le Ven 8 Jan 2010 - 23:06

Elfes


Noms


[Communs] Elfes, Peuple des Arbres, Étranges
[Nains] Sarbâts ("Envahisseurs"), Ma-dôrma ("Oreilles Pointues"), Grââld (désigne indifféremment ce qu'ils détestent au plus au point, utilisé quand il n'y a pas d'ambiguïté avec les Elfes Noirs)
[Elfes] Elfir, Senal Demet an Erä ("Enfants de Demet et Erä")
[Humains] Feuilles Souples, Êtres Nobles
[Démons] Medülijjani (Êtres de Lumière)

Origines


Le Peuple des Arbres est né dans le berceau d'Elfirea, le plus petit continent de Naravel. Ils sont l'un des plus anciens peuples de Naravel, comme les Nains. Ils ne connaissent pas exactement les circonstances de leur naissance, mais ils se considèrent enfants de Demet et Erä, les Arbres-Dieux qu'ils vénèrent depuis le début. Demët et Erä sont les plus anciens Arbres Mères de Naravel, et si grands qu'ils couvrent une partie immense d'Elfirea de leur feuillage. Les Elfes disent même que Demet et Erä sont tous les Arbres qui s'y trouvent, car leurs racines couvrent tout le continent. Les Elfes n'aiment pas révéler comment ils naissent, mais il apparaît clairement que ça a un rapport étroit avec les Arbres Mères.

Caractéristiques communes


Les Medülijjani ont la peau claire et brillante, qui reflète la lumière (aussi bien du soleil que des étoiles), et n'est en rien comparable à celle des humains. Ils ont des oreilles pointues qui s'allongent avec l'âge, tout comme la globalité de leur corps. Ils semblent en général asexués, de sorte qu'il est souvent difficile de les différencier à ce niveau. Les Elfes ne semblent pas s'unir comme les animaux pour avoir une descendance, même s'il leur arrive de vivre par "couples" ou "familles". Ils possèdent une rapidité surhumaine et des sens élevés. Parfois, selon leur choix de vie, certains Elfes ont l'apparence de chimères merveilleuses ou inquiétantes, empruntant leurs formes aux animaux ou végétaux qu'ils admirent ou dont ils imitent le mode de vie. Mais ceux-là (les Maanos) ne se montrent jamais. Au mieux, ils sont des ombres furtives que croient apercevoir rarement les hommes.

Connaissances


Les Étranges sont en communion permanente avec la nature. Ils comprennent la plupart des animaux, et savent écouter les plantes. D'ailleurs, ils tirent leur énergie de ces derniers. Grâce aux racines de Demet et Erä, ils ont été les premiers à sentir et amener à eux les Démons, sur Elfirea. Aujourd'hui, ils connaissent leur langage de magie, et même si leur maîtrise en est moins poussées que chez les Ombres, ils en tirent tout de même grand avantage grâce à leur intelligence développée. Les Elfes sont férus d'histoire, et possèdent des trésors d'écrits, sur tout ce qu'ils rencontrent. Cette soif de savoir est telle que certains seraient prêts à aller visiter les Nains à Rik Kazad pour leur demander leurs manuscrits (ce que les plus sensés les empêchent de faire, naturellement). Les pensées des Elfes apparaissent parfois très bizarres aux autres peuples, car ils sont capables de concevoir les choses de façons complètement détachées de l'habituelle réalité.

Croyances


Le Peuple des Arbres vénère Demet et Erä, les Arbres-Dieux, parents de toutes les forêts de Naravel, ainsi que de tous les Elfir. Cette entité double représente pour eux le bien absolu, les forces positives du monde. Et comme la vie des végétaux et animaux est supposée leur création et sous leur protection, les Elfes ne tolèrent pas qu'on les saccage, même pour se nourrir. Aux pauvres humains qui ne savent pas absorber l'énergie des êtres vivants, les Elfes ont permis de s'en nourrir uniquement s'ils ne causaient aucune souffrance en les tuant, et si pour chaque être vivant mort, les hommes en assuraient la naissance de deux descendants.

Organisation sociale


Les Senal Demet an Erä sont une civilisation si complexe, que même leurs propres historiens ne peuvent connaître tous ses secrets. Grossièrement, leur société se divise en 2 parties majeure : les Elfes "sociaux" (Asën) et les Elfes "indépendants" (Maanos).

Ces derniers ne se soucient pas des affaires politiques du peuple, ne demandent rien aux autres, et vivent plutôt en autarcie, même s'il leur arrive de se mêler - rarement - aux autres. Ce sont eux qui souvent ont l'apparence de chimères, et ils sont les plus mystérieux. Jusqu'ici, aucun n'a participé aux guerres, et il est impossible de savoir combien ils sont, et quels sont leur potentiels. Beaucoup d'Asën cherchent à les étudier, mais plus ils le font, et moins ils pensent en savoir sur eux.

Les Asën, quant à eux, sont les plus proches des hommes (sur tous les plans). Ils aiment se différencier plutôt homme, plutôt femme, admirent le courage et les hauts faits, les batailles et la gloire, l'histoire et la politique. Ils tiennent à étendre leur lumière sur les autres peuples de Naravel. Leur organisation sociale est nettement plus marquée que celle des Maanos ; globalement, on distingue trois strates de classes :
  • La classe organisatrice (Yauna) : elle est composée de plus de 20 castes nobles, elles-mêmes divisées en alliances, divisées ensuite en "familles". Elderian Nam'Caelar, Prince des Innommés, est issu de l'une d'elles, la caste Caelar, regroupant les alliances royales, au sein de laquelle se trouve l'alliance Namë, constituée de pacifistes penseurs, abritant entre autres la famille des Elder.
  • La classe créatrice (Cuen'dalo) : composée de plus de 120 castes diverses, divisées en congrégations, puis en confréries, et enfin en filiales. Cette classe est la plus fournie, et s'occupe de faire vivre le peuple, grâce à leur travail, et à faire évoluer ses techniques et connaissances.
  • La classe purgatrice (Nedërim) : ne possède pas vraiment de caste à proprement parler. Elle regroupe les Elfes qui ont fait des fautes : ils doivent purger leur peine en rendant service aux autres castes, pendant la durée qui a été décidée lors de leur jugement. Les Nedërim ne sont pas méprisés, mais ils sont privés de certains privilèges (en plus d'avoir perdu ceux de leur caste d'origine), et du contact habituel avec les Elfes des castes supérieures.


Territoire


Les Étranges habitent la totalité d'Elfirea et des îles qui l'environnent. Une partie d'entre eux est venue coloniser Geadrâs, et occupe actuellement la partie nord ouest du continent. Leur forêt s'étend lentement, freinée et repoussée par l'activité des hommes et la fureur des Nains, mais elle grandit tout de même, d'année en année.

Histoire depuis l'origine


Spoiler:
Les premiers temps des Medülijjani sont pauvres en aventures : baignés dans le calme et sous la protection des Arbres Mères, ils mirent des dizaines de millénaires avant de s'intéresser au monde au delà du cœur de la Forêt. Leurs premières explorations furent courtes : l'éloignement des Arbres leur était quasi insupportable. Pour pallier ce problème, ils entreprirent d'aider la Forêt à avancer dans les terres d'Elfirea. Ils disséminèrent les graines de plus en plus loin, et s'éloignaient sans cesse du cœur de leur univers. Cette avancée a été nommée plus tard "la Grande Marche". Puis bientôt, ils rencontrèrent les mers et les océans, avec émerveillement et crainte mêlés. Il fallut encore un peu de temps avant que les jeunes pousses couvrent tout Elfirea.

Il existe si peu de traces de cette époque, que nul ne sait s'il existait d'autres espèces sur Elfirea, différentes des animaux des Forêts. Si les Senal Demet an Erä combattirent des adversaires, ou s'allièrent avec eux. Certains Sages pensent que les Dryades et les Sylvains pouvaient être de ceux-là, et que les Elfes avaient pu les compter pour adversaires, au tout début, avant de s'allier à eux par quelque miracle.

Ensuite, ce fut le second âge de la grandeur épopée elfique : le peuple des Arbres connut une expansion sans précédent une fois que tout Elfirea fut explorée. C'est probablement à cette époque que sont apparus les premiers Asën, se regroupant et formant des rôles précis pour chacun d'entre eux. Dès lors, le pouvoir des Asën grandit, et ils investirent le cœur de la Forêt, repoussant tacitement les Maanos. A cette époque, les Feuilles Souples ignoraient tout de la guerre, de la propriété. Les Maanos n'opposèrent donc pas de résistance, plutôt peinés et ne comprenant pas pourquoi ces frères les empêchaient par leur présence constante d'approcher tranquillement Demet et Erä. Ils se contentèrent de les observer de loin, constatant leurs rituels étranges, les conflits d'influence et d'autorité, l'établissement des première classes.

Au fil du temps, les Asën se firent de plus en plus nombreux, et maîtres des Arbres-Dieux. Abandonnant leur espoir originel, les Maanos tournèrent le dos au cœur de la Forêt, et s'enfoncèrent dans les jeunes contrées boisées, éveillant les Arbres en se fondant parmi eux. Parfois, ils revenaient vers Demet et Erä, et les appelaient de leur cris emplis de tristesse et d'amour, qu'ils avaient entendus chez les animaux qu'ils aimaient. C'est ainsi que les Maanos inventèrent le chant.

Subjugués par la beauté des voix de leurs mystérieux frères qui se mêlaient sous la lumière pâle des astres des nuits, les Asën eurent un regain de compassion pour eux. Ils leur permirent de s'approcher des Arbres-Dieux pour chanter leurs complaintes. Dès lors, il se constitua une sorte de pacte entre les 2 sortes de Senal Emet an Erä.

Les Asën permettraient aux enfants qui le souhaiteraient de rejoindre les Maanos lorsqu'ils entendraient leur chants, et à ces derniers de venir une fois par siècle (ce qui n'est pas si long que ça pour les Elfes, même si c'est pas tous les jours ^^) aux pieds de Demet et Erä. Grâce à cela, les contacts entre les 2 races furent préservés, même si les Asën avaient conscience d'avoir la majeure partie des avantages.

Les Maanos n'ont pas protesté, ignorants qu'ils étaient de la convoitise et du pouvoir. Encore aujourd'hui, ces traditions sont inchangées.

Après cela, l'histoire se concentra sur l'évolution des Elfes "sociaux", qui commencèrent à connaître les conflits d'idées, puis par sentiments. Il n'est pas reporté de guerre sur Elfirea, mais il y a eu de nombreux incidents et des épisodes parfois sanglants. Pour régler cela, les Asën constituèrent des Juges et la classe purgatrice des Nedërim. De plus, les Étranges ont la possibilité de dissoudre leurs esprits dans les êtres vivants, ce qui divise et noie leurs tensions. Le seul moyen d'irriter les Elfes au point de les pousser à la guerre est de tuer ces êtres vivants. A cause du lien mental qu'ils ont avec eux, le stress environnant les atteint directement, et peut les rendre fous, ou même les tuer, pour les plus inexpérimentés ou les plus affaiblis. Les Nains en ont fait la fâcheuse expérience.

Après des millénaires de prospérité, le Peuple des Arbres se fit trop important pour Elfirea. Les Sages décidèrent qu'il était temps de partir à la conquête de nouvelles terres. Après de très longues préparations et négociations entre toutes les castes, le Conseil Suprême des Elfir constitua une nouvelle classe (chose extrêmement rare) ; celle des Selëdati, ce qui signifie "les petites graines".

Cette classe contient des représentants de toutes les castes existantes, des jeunes générations pour la plupart, envoyés par la mer d'Elfirea vers la terre inconnue promise par les dieux : Promethea.

Les Selëdati, dirigés par Elderian Nam'Caelar, prirent pied après un terrible voyage sur le grand continent, qui se révéla hélas hostile pour eux et les graines des Arbres Mères. C'est presque désespérés qu'ils reprirent la mer pour retourner sur Elfirea. Par un coup du sort, les forces des vents et des flots en décidèrent autrement : ils malmenèrent l'immense expédition et lui firent perdre sa route, pour la faire s'échouer en catastrophe sur Geadrâs, avec de nombreuses pertes en haute mer.

Sur Geadrâs, les Elfes trouvèrent les conditions favorables à leur développement. Ils s'y installèrent, sans se douter qu'ils étaient arrivés sur une terre déjà occupée par un autre peuple, qui s'avéra ne pas vouloir le partager. Depuis la rencontre avec les Nains, les Sarbâts n'ont jamais eu de rapport amical avec eux. Ils ont même été jusqu'à faire remonter les Êtres des Profondeurs pour maudire ces derniers. Heureusement pour les Nains, les Medülijjani échouèrent dans cette tentative, et s'attirèrent plus d'ennuis que d'avantages : ils se servirent du pouvoir des Démons pour bannir les Elfes Noirs au loin (se séparant d'Elderian, leur propre prince), pendant que les Nains parvenaient miraculeusement à sceller l'Inferës, royaume des Démons.

Les Ma-dôrma étaient trop occupés par la guerre contre le peuple des roches pour s'occuper de la survie miraculeuses de leurs anciens frères Grââld. Ils furent aussi surpris que les Nains lorsque des dizaines de siècles plus tard, les légions orques déferlèrent sur l'ouest de la Conque de Grimnir, rasant tout sur leur passage, guidés par des Seigneurs Ombres, véritables fléaux de magies dévastatrices.

Pour couronner le tout, l'arrivée des Démons sur Geadrâs porta un coup à la puissance elfique. En plus de devoir faire face à ses plus anciens ennemis, le Peuple des Arbres devait à présent combattre sur 3 fronts. D'autant qu'aucune des races n'avait de considération ou de clémence pour la nature et ses habitants.

Fort heureusement, les Elfes acquirent un nouvel outil de poids, le langage de magie, qu'ils arrachèrent de force aux Démons ou à leurs ennemis prisonniers. Grâce à cela, ils purent maintenir leur grandeur et protéger leur Forêt de charmes denses, qui préservaient leurs terres des actes barbares de leurs ennemis. Les Elfes utilisent la plupart du temps le langage de magie en chantant avec les Arbres et les êtres vivants, ce qui donne naissance à une magie différente de celle des autres peuples : elle est plus lente, mais plus durable aussi. Ses effets sont discrets mais puissants ; ils protègent les Elfir et les arbres, sans qu'ils aient à les solliciter. Cette magie est redoutable, mais perd en efficacité loin des arbres, ou lorsque les Feuilles Souples sont en petit groupe.

Plus tard, les Medülijjani mirent au point un autre type de magie, par erreur en fait. En tentant de comprendre l'existence des Orcs, et leur lien avec les Ombres, ils leur transmirent une partie de leur énergie, ce que les Humains appelèrent plus tard leur "lumière". C'est ainsi que sont nés les Humains, enchaînés aux Elfes par cette sorte de "dette". Depuis cette époque, le Petit Peuple protège les Elfes, occupant les terres devant les royaumes ennemis et partant au combat pour eux.

Cela a permis aux Feuilles Souples de rétablir un semblant de paix inviolable dans leur forêt profonde. Depuis l'arrivée des Humains, une sorte de période calme s'est dessinée sur Geadrâs. Car le Petit Peuple a joué un rôle de tampon amortisseur. Cela a apaisé nombre d'esprits, permettant au continent d'à nouveau respirer un peu, malgré les tensions existantes.

Aujourd'hui, les Êtres Nobles ne sortent guère souvent de leur forêt, sauf pour venir traiter avec les marchands sur les rives du Yana, ou aller chanter pour étendre la Forêt au Sud. Beaucoup d'entre eux se sont remis à des occupations pacifiques ; les arts, les études, les réflexions. Mais, il ne faut pas se leurrer : leurs espions les tiennent au courant de toutes sortes de choses qui se passent sur la Conque de Grimnir.

La guerre est devenue silencieuse : c'est un combat d'espions, d'assassinats et de secrets.


Auteur: N'Aedras

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