3. b) Nains

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3. b) Nains

Message par Narrateur le Lun 18 Jan 2010 - 12:41

Nains


Noms


[Commun] Nains
[Nains] Khuzûd, Sigin-Tarâg (longues barbes)
[Elfes] Naug, Ai Taarie (petite taille)
[Humains] Longues Barbes, Sages de la Montagne
[Orcs] Jwarf ["jaewah-ra-fe"]

Origines


Tout comme les Elfes, il est relativement difficile de savoir exactement comment sont apparus les Nains sur les terres de Geadrâs. Toutefois ils sont les premiers êtres vivants à avoir foulé et sillonné le riche continent. De ce fait, avec les Elfes, ils sont la race la plus ancienne de Naravel.

Selon leurs croyances, ils seraient tous des enfants de la roche ou de la forge. Ils seraient forgés ou taillés par les Dieux, ce qui définirait ensuite le rang dans la société.
De ce fait, à leur mort, ils iront tous rejoindre la pierre d'où ils sont nés. Leur résistance et leur force ne fit que renforcer la croyance de leur origine.

Voilà pourquoi ils répugnent de s'éloigner des montagnes, la chérissant plus que tout. Elle leur fournit or et sécurité avec la garantie de mourir en son sein.

Caractéristiques communes


Le minerai jadis découvert sous les montagnes de Geadrâs sont le vice des Sages de la Montagne. Les mineurs creusent pendant de nombreuses heures pour espérer rapporter à leurs clans des joyaux de toute beauté.

Les Naug sont facilement reconnaissables mais parfois difficilement visibles. Ne dépassant pas les 1m40, leur petite taille fait d'eux une race unique sur Naravel. Et pourtant il serait mal avisé de juger la force de ces êtres par leur hauteur car leur force elle n'a pas d'égale.

La paresse chez les Nains est une maladie mentale : toutes leurs activités nécessitent des efforts draconiens et ils ne conçoivent pas la vie sans une activité de forcené. Ainsi le travail qu'ils fournissent sculpte sur leur corps des marques et parfois même de profondes cicatrices. La vaillance d'un Nain se juge en fonction des stigmates qui recouvrent son corps. Enfin, la sagesse occupe une grande partie du temps des Sages de la Montagne car celle-ci se mesure par la longueur de la barbe qu'ils portent. Plus la barbe d'un Khuzûd est longue et plus celui-ci est sage. La barbe permet aux Nains de juger du rang social du pair qu'ils ont devant les yeux.

Les Nains sont par ailleurs une race très matérielle, ce qui se retrouve dans leur manière de parler et d'utiliser la magie. Ils sont également très fiers et nobles, par conséquent ils ne tolèrent pas qu'on leur manque de respect. Toutefois cela ne signifie pas qu'ils sont froids comme la roche, ils savent se détendre et profiter des joies que leur offre une taverne ou une femme naine. De plus l'humour est une chose précieuse à la civilisation naine ; cependant elle se manifeste de manière spéciale aux yeux des autres races. Vaillants combattants, les Nains aiment secourir une âme en détresse puis se vanter de n'avoir eu aucun effort à faire pour arriver à leurs fins. Même si pour cela ils ont dû affronter un bataillon entier de Peaux Vertes.

Ainsi les Nains se trouvent être la civilisation la plus complexe à cerner.

Connaissances


L'ancienneté du peuple nain fait de lui l'un des plus cultivés et des plus sérieux de Naravel. Ils maîtrisent bon nombre de chose et suivent tous le même code d'éthique : Kazadnog Adin (construire la forteresse de la sagesse).

Entre forger, creuser, sculpter, combattre, apposer, le Nain a peu de temps libre. Répugnant ne rien faire, ils se trouvent toujours quelque chose à faire pour ne pas mourir d'ennui. Enfants de la roche, ils sont en communion parfaite avec celle-ci, à qui ils rendent hommage en bâtissant en son sein leurs forteresses aux mille joyaux. Elle leur apporte tout ce qu'un Nain désire, or et protection.

La magie chez les Nains est une chose étrange. Civilisation matérielle, c'est en gravant et en insufflant leur âme dans leurs armes qu'ils parviennent à enchanter haches, marteaux, épées. Pour les plus puissante d'entre elles, les Nains vont parfois jusqu'à sacrifier la moitié de leur âme pour les créer, voire la totalité de celle-ci. Ainsi chaque arme runique est unique et ne ressemble à aucune autre.

Les Nains maniant la magie des runes sont peu nombreux et on les nomme Rickarun (seigneur des runes ou plus communément maître des runes). Le plus puissant des Rickarun de l'histoire des Nains demeure à ce jour le défunt et héroïque Haut-Roi Balran.

Au combat, les Nains poussent souvent un cri de guerre que leurs ennemies redoutent et craignent d'entendre : Khuzûd ai-menù (les Nains sont sur vous). Si par malheur le son mélodieux de ce slogan parvenait à vos humbles oreilles, fuyez car les Khuzûd sont de sortie et ils ne sont pas là pour se la couler douce...

Croyances


Les Nains vénèrent quatre dieux principaux :
  • Grimnir, le dieu et protecteur des guerriers nains. Il fut un des grands héros de Naravel et gagna le rang de Dieu après être revenu à la pierre dans un combat mémorable face à un couple de dragons menaçant la cité mère des Nains. Son courage et sa force sont respectés de tous les Sages de la Montagne. Ils ne partent jamais en guerre sans l'approbation de leur Dieu.
  • Grungi, le dieu des forgerons. Il est le père des forgerons ; sculptant leur corps dans le feu de sa forge, Grungi est tout puissant. Contrairement à Grungi, celui-ci fut présent à la naissance de Naravel et était présent lorsqu'on lui confia la lourde tâche de peupler à son image le vaste continent de Geadrâs.
  • Balran Le Juste, dieu des runes. Après s'être sacrifié pour sauver le peuple nain d'une invasion des Démons au sein de leurs cités souterraines. Le talent du Haut-Roi Balran Le Juste fut reconnu comme jamais égalé depuis des millénaires, ainsi il fut élevé au rang de Dieu et s'assoit désormais au conseil de la table de pierre aux côtés des autres Dieux nains.
  • Solveig Rinkhuzûd, dame des Nains. Solveig est la seule déesse naine principale des Khuzûd. Respectée par les autres Dieux, elle peut parfois se montrer beaucoup plus terrifiante que Grimnir. Son fin duvet pourrait provoquer la confusion mais elle est bien une femme naine. Si Grungi est le père des Nains, Solveig en est la mère...
  • Valaya, déesse des morts. Sœur jumelle de Grungi, elle est chargée d'accompagner l'âme des défunts Nains jusqu'à la table de pierre de leurs ancêtres.


Chacun de ces dieux est ardemment vénéré par les Khuzûd, anxieux de les offenser.

Organisation sociale


L'organisation sociale des Nains est une des plus complexes de Naravel. Le peuple nain se divise tout d'abord en plusieurs grands clans dont la renommée n'est plus à faire. A la tête de chacun de ces clans est placé un roi qui est chargé de mener les armées de celui-ci au combat ou de perfectionner la spécialité de celui-ci.

  • Le clan Thurgrind est le plus puissant de tous. Les meilleurs guerriers se battent pour y entrer tandis que la magie les répugnent. Ils ne font pas confiance aux mages et pensent que la magie est une perte de temps, cependant ils sont bien contents d'avoir avec eux les puissants Maîtres des Runes lors des batailles.
  • Le clan Arkhandrazkal est celui composé des meilleurs Maître des Runes de Geadrâs. Ils sont réquisitionnés par le Haut-Roi pour qu'ils enchantent eux-mêmes son ou ses armes favorites. Le Haut-Roi Balran fut le seul à ne pas faire appel à eux.
  • Et enfin le clan Rhunki est celui des meilleurs forgerons de Geadrâs. Ils sont les meilleurs dans la fabrication d'armes et toutes les races s'arrachent leurs créations sur les marchés nains. Lorsque quelques fous parviennent à pénétrer sur les terres des Nains bien entendu...


Puis les quatre clans sont dirigés et placés sous l'autorité direct du Haut-Roi qui contrôle et gère l'ensemble des communautés. Sa parole fait force de loi dans les montagnes des nains et il serait peu sage de provoquer directement le Haut-Roi du royaume des Longues Barbes. Il a la réputation d'être le meilleur guerrier des nains et expert dans un domaine particulier. Le Haut-Roi Balran était expert dans le maniement du marteau et Maître des Runes. Il fut un des plus grands meneurs du peuple nain que le royaume est connu.

L'alliance de tous les clans des Nains est la plus puissante de Naravel. En effet même si parfois les différends frappent les grandes familles de Nains, en cas de maltraitance d'un Nain n'importe où sur le continent, ceux-ci oublieraient immédiatement leurs querelles pour en découdre avec les coupables.

Certains Nains n'appartiennent cependant à aucun clan. Ils sont sauvages. Ils vivent en communion avec la roche, enfouis sous les montagnes ou parfois même dans des forêts. Les Nains sauvages sont de redoutables adversaires malgré leur non-évolution sociétale.

Territoire


Geadrâs est la terre des Nains. C'est elle qui les a vu naître et qui les protégea lors de leurs premières années. Le peuple des montagnes vénère la roche du continent et de ce fait réside sous les montagnes de Geadrâs. Ils s'efforcent de chasser de leurs terres ceux qui sont à l'origine de tous leurs tords, les Elfes...

Dictons nains


  • Si quelqu'un te regarde de haut, la meilleur façon de lui faire changer de point de vue, c'est de lui briser les rotules.
  • Le talent, c'est l'excuse que les elfes utilisent lorsqu'ils ne savent pas pourquoi ce qu'ils font fonctionne.
  • Le courage est un concept dont l'utilité est de faire croire que le manque d'intelligence est une qualité.
  • Ne dépend pas des autres, apprends à marcher toi-même.
  • N'abandonne jamais un ami dans le besoin.
  • Bière qui coule n'amasse pas mousse.


Histoire depuis l'origine


Spoiler:
A l'aube des temps, Naravel se développait et les différents continents de ce monde se décrochaient, bougeaient par l'attraction des plaques terrestres et océaniques. La divergence de certaines créait des océans, des lacs, des fleuves tandis que la convergence d'autres créait des chaînes de montagnes et agrandissait les continents de Naravel. Ainsi naquit Geadrâs au cœur de Naravel, terre où seules la faune et la flore régnaient en maîtresses absolues. Elle était alors le berceau de bêtes gigantesques, incomparables à toute taille aujourd'hui connue. Elles étaient la vie de Geadrâs. Bien que dominé par la bestialité de son peuple, le continent abritait toutefois une source de magie inépuisable. La terre était capable de respirer, de sentir, de souffrir car Geadrâs avait une conscience. Elle souffrait comme les Elfes souffraient, elle jouissait comme les Elfes jouissaient, elle ressentait comme les Elfes ressentaient, elle vivait ! Les flux de magie se répandaient dans chaque feuille, chaque arbre, chaque pierre ; elle circulait tel le sang dans les veines et les créatures du continent avaient appris à la craindre et à la respecter.

Mais les Dieux s'ennuyaient de contempler la passivité de ces terres et désiraient jouir d'un divertissement plus grand que de s'amuser avec de simples animaux. Ils voulaient voir la colère dans les yeux de guerriers avides de sang et de combats, ils voulaient voir l'émergence de cités plus majestueuses les unes que les autres, ils voulaient offrir à Geadrâs un peuple, une race digne de sa grandeur. Puisant dans les sources de magie de la roche et du feu ardent des volcans, ils sculptèrent et forgèrent une race, des êtres vivants qui seraient petits par la taille et grands dans l'âme : ainsi naquirent les premiers Nains sur Geadrâs. Fils de la roche et du feu, ils étaient tout ce que les Dieux désiraient d'un peuple puissant : forts, sages et éternels. La magie qui coulait dans leurs veines, alimentait leur énergie vitale, ils ne pouvaient mourir de vieillesse. La puissance du continent les habitait et tant que Geadrâs vivrait, les Khuzûd vivraient.

Les Jwarf se reproduisaient vite et bientôt ils furent des centaines, des milliers, des centaines de milliers à parcourir la terre de Geadrâs. Tous rêvaient d'aventures, de conquêtes, de batailles. Grands nomades, les Naug arpentaient le continent pour trouver un territoire où s'installer : du nord au sud, de l'est à l'ouest, ils s'installaient partout. Attirés par l'essence magique des roches et de la terre, les Nains cherchaient par tous les moyens de se rapprocher le plus possible de ces éléments qu'ils disaient leurs Dieux, leur mère à tous. Selon les Khuzûd, elle aurait une âme propre et veillerait toujours sur eux du moment qu'ils demeuraient à ses côtés. Rapidement le peuple nain se scinda en deux : les premiers désiraient évoluer par dessus tout et devenir une grande puissance, les autres souhaitaient demeurer auprès de la roche.

De ce fait des groupes de Nains commencèrent à creuser la terre. Partout sur Geadrâs des galeries se créaient. Les Naug investissaient la terre et construisaient des abris, des villages, à l'orée des tunnels. Mais bientôt le bonheur des Nains allait devoir se mériter car Geadrâs avait déjà des habitants et ils ne toléraient pas les Longues Barbes sur leurs terres. Les bêtes se rassemblaient et poursuivaient chaque Khuzûd pour le mettre en charpie. Bien mal leur en prit car l'instinct de survie des Nains était plus fort que la colère des bêtes : ils se rassemblèrent bien vite en petits groupes, ayant compris qu'ensemble ils étaient plus puissants. Les premiers clans se créaient sur Geadrâs. Ils se formèrent d'abord par affinité, puis par croyance et enfin par talent. Des centaines de clans naissaient un peu partout sur le continent brillant, qui ressemblait désormais à une véritable fourmilière géante. Les Sigin-Tarâg grouillaient et partaient armés des premières armes qu'ils avaient créées, l'arc et la lance. Une lutte sans merci se livra entre les animaux géants et les petits guerriers. Après des années de combat, les bêtes abandonnèrent et se plièrent à la domination du peuple nain.

Ainsi, les Khuzûd avaient gagné le droit de jouir de la terre et des richesses qu'elle offrait à celui qui savait où chercher. La guerre contre les bêtes avait permis aux Nains de se civiliser, les clans développaient des spécialités propres à leurs croyances et déjà les pointes métalliques apparaissaient dans les forges, les religions s'ancraient dans les temples, les palissades s'élevaient autour des villages, la recherche magique émergeait... Les connaissances des Naug s'accroissaient au fur et à mesure des années et déjà des clans prenaient le dessus sur les autres avec des innovations plus rapides.

Mais les Dieux se lassaient de cette période sans action, les Nains se développaient certes, mais ils voulaient des batailles, ils voulaient du sang. De ce fait, ils retournèrent les clans les uns contre les autres et le chaos éclata entre les groupes. Très vite les plus forts se mirent à attaquer les plus faibles pour agrandir leurs territoires, ou pour voler des idées inconnues. Les clans religieux attendaient la mort en priant leurs Dieux de les pardonner pour leurs erreurs, et leurs dogmes furent copiés. Ainsi vit-on apparaître des temples un peu partout dans les cités des clans les plus puissants. Les dieux étaient taillés à leur image. Il y avait Grungi le dieu de la forge, père des Nains, Solveig Rinkhûzud, mère des Sigin-Tarâg, et Grimnir le dieu des guerriers. Moult fables, contes et chants furent écrits sur les nouveaux dieux du peuple nain et pour une fois tous étaient tombés d'accord sur les dieux à vénérer. Si parfois les noms différaient, ils étaient toujours reconnus par tous les clans. Ce ne fut qu'après une bataille extrêmement sanglante et meurtrière que la dernière déesse des nains apparut, Valaya, déesse des morts et sœur jumelle de Grungi.

Rien ne semblait pouvoir mettre un terme à cet affrontement aussi violent que meurtrier. Ce ne fut pas un être vivant qui acheva les conflits mais la nature elle-même. Geadrâs saignait de voir son peuple mourir par centaines et les eaux des océans et des fleuves se déchaînèrent, engloutissant tout sur son passage. Était-ce une réaction magique du continent ? Nul ne le sait, et pourtant la fureur des flots avait ravagé et noyé une partie entière de Geadrâs. Des milliers de Nains étaient morts dans cette catastrophe naturelle, des dizaines de clans avaient été dévastés et il ne restait d'eux que de simples souvenirs. Les Naug entrèrent ainsi dans une période de deuil et de remords. Ils tentaient tant bien que mal de se reconstruire, de reprendre une vie normale mais la réalité des faits leur sautait à la gorge : une multitude de Nains étaient morts dans le cataclysme et un vide se faisait ressentir dans le cœur de chaque Khuzûd. La tempête avait réduit la taille de Geadrâs et la moitié du continent était désormais sous les eaux avec bon nombre de cadavres nains. Ainsi s'achevait la période la plus noire que les Sigin-Tarâg connurent, mais les Dieux les avaient fait puissants et ils s'étaient relevés...

Au fur et à mesure que les années et siècles passèrent, la plaie cicatrisa. Chacun des clans s'était renforcé. Certains dans le maniement des armes, d'autres dans la forge et la construction tandis que certains consacraient leur temps à la gravure et ce qu'ils nommaient la magie des runes. Ces trois clans principaux dominaient tous les autres par leur développement et leur évolution. Entre la naissance des stratégies de guerre, le perfectionnement des armes, la construction de forteresses ou l'usage de magies, le peuple nain venait de trouver ses futurs meneurs. Chacun des clans était dirigé par un roi autant avide de pouvoir que de savoir.

Ainsi l'extermination des clans devint la priorité de l'un deux en particulier, afin de s'accaparer leurs trouvailles. Composé des plus sauvages guerriers, on appelait celui-ci le clan Thurgrind. Selon eux, la tempête qui avait dévasté leur terre était de la faute des faibles qui n'avaient pas honoré les Dieux. De ce fait ils les punissaient pour leur défaillance. Malgré leur supériorité au combat, ils craignaient par dessus tout le clan Arkhandrazkal, le plus puissant de tous. Ceux-là excellaient dans la maîtrise de la magie des runes. Le principe était relativement complexe : ils sacrifiaient une partie de leur âme à Geadrâs pour recevoir en retour une source inépuisable de magie. Cette essence magique pouvait ensuite être insufflée dans n'importe quel objet qui deviendrait, par sa puissance magique, unique et éternelle. Les maîtres des runes étaient craints et respectés mais peu à avoir connaissance de cette maîtrise. Et contrairement au clan Thurgrind, les Khuzûd du clan Arkhandrazkal défendaient les faibles, ainsi des batailles terribles éclataient entre les deux grands clans.

Les affrontements entre ces deux clans arrangeaient les intérêts du troisième qui, dans une neutralité totale leur fournissait les meilleures armes jamais forgées. Ce clan était connu pour son habilité à la forge et son sens de l'esthétisme dans la construction de leurs cités : il s'agissait du clan Rhunki.

Alors que la colère des clans était à son paroxysme, un élément majeur de l'histoire des Longues Barbes les plongea dans une panique incroyable. Un ennemi jusqu'alors inconnu des Khuzûd fit son apparition. Armés de crocs, de griffes et munis d'une paire de puissantes ailes, les Nains firent la rencontre sanglante des Dragons. Seigneurs du ciel, les créatures agacées par le peuple nain agressèrent et attaquèrent les forteresses des clans. Dans l'incapacité de se défendre contre des monstres volants, les Jwarf quittèrent la surface pour s'enfoncer sous les montagnes, où ils étaient temporairement à l'abri. Les Dragons étaient de redoutables créatures et leur apparition était un mystère de plus sur Geadrâs. Étaient-ils déjà présents sur le continent ou sont-ils arrivés postérieurement à la naissance des Nains ? On l'ignorait. Alors que les Naug subissaient de lourdes pertes au combat contre les Géants du Ciel, un phénomène étrange se déroulait sur le continent. Les Dragons étaient source d'une magie très ancienne, beaucoup plus vieille que celle de Geadrâs, et cette puissance magique inconnue venait perturber les flux magiques de la Peau Brillante. Les deux magies s'entrechoquaient, s'annulaient, et parfois se renforçaient, mais partout on constatait déjà la prolifération de pandémies étranges dans les souterrains des Khuzûd. Les Nains tombaient malades comme si la magie en eux était perturbée par celle des Géants du Ciel ; les guérisseurs ne pouvaient rien pour sauver les malades et la panique frappait pour la première fois les Longues Barbes. Ils n'avaient jamais combattu un ennemi à l'intérieur d'eux-mêmes, ils n'avaient jamais été trahis par la force de Geadrâs les habitant. Progressivement, alors qu'un pacte avait été décrété entre les Dragons et les Nains, les Khuzûd perdirent leur longévité de vie. Ils vieillissaient comme la pierre s'effritait, ils n'étaient plus éternels. La magie des Dragons les en empêchait et tant qu'ils seraient sur Geadrâs, les Nains seraient condamnés à vivre et mourir vieux.

Le choc que l'arrivée des Seigneurs du Ciel avait provoqué engendra ce que nul n'aurait imaginé possible. Pour la première fois dans l'histoire des nains, les trois rois se rassemblèrent et tinrent discours sur les événements qui se déroulaient sur leurs terres - rassemblement qui porterait désormais le nom de AdweCondo (conseil des trois). De cette réunion s'ensuivirent des décisions qui changeraient à jamais le quotidien des Khuzûd. Ainsi les trois rois appliquèrent un très vieux dicton nain qui dit :

« JuugaKhuzûd Anadhûl zanbinrhyn anzivordek Zaravkhuzûd » (= ceux qui auront fait couler le sang des nains sur les pierres mourront sous la hache de leurs frères).

Des lois furent créées. Un Haut-Roi dirigerait le peuple nain et contrôlerait les trois clans. Il serait le seul à pouvoir déclencher une guerre et plus jamais les Nains ne se battraient les uns contre les autres. La religion du peuple serait la même pour tous, les cités seraient désormais construites entre la montagne et la surface et chacun des clans devrait enseigner ce qu'il sait aux autres Nains. Le premier Haut-Roi de l'alliance des clans fut Zorgan, le roi du clan Arkhandrazkal. Il marqua l'histoire par ses exploits et son courage, et l'on dit qu'il est l'inventeur de la magie des runes. Pour honorer ce couronnement, les maîtres des runes les plus puissants s'étaient mis au travail et avaient apposé sur un marteau de guerre une rune dont la puissance dépassait l'entendement. Les cinq s'étaient sacrifiés pour offrir la totalité de leur âme à l'arme, ainsi la rune permettait à son porteur d'apposer sur ce qu'il souhaitait et en un éclat de seconde une rune d'une puissance incroyable. Et chaque année, les maîtres des runes en fin de vie sacrifiaient leur âme pour enchanter l'arme. De siècle en siècle, le marteau runique se renforçait.

Ce fut alors le temps où le peuple des Nains prospéra, les cités fleurissaient et leurs richesses étaient sans limites. Ainsi l'on vit la naissance de Rik Kazad (la cité des rois). La terre leur avait fourni l'or et les joyaux qu'ils chérissaient plus que la peau d'une femme nain. Ils avaient appris à respecter les Dragons qui les respectaient en retour, cependant la haine à l'encontre des Géants du Ciel animait encore l'âme de certains Sigin-Tarâg.

Cette haine fut rapidement éclipsée par l'arrivée d'un nouvel ennemi venant de la mer. Les Elfes avaient débarqué sur Geadrâs et avaient bien l'intention de s'y installer. Les Sarbats, autrement appelés Elfes, des êtres aux oreilles pointues et à l'égo sans égal. Leurs forêts souillaient la terre ancestrale des Khuzûd et une nouvelle guerre explosa sur Geadrâs. D'un côté les puissants Jwarf et de l'autre les Elfes. Toutefois cela n'empêchait pas les Naug de continuer leurs activités normalement. Les mineurs du clan Rhunki creusaient toujours suivant les ordres des rois qui désiraient toujours plus de richesses, à l'image de tout le peuple. Ainsi la campagne militaire se déroulait sans incident, les clans Thurgrind et Arkhandrazkal étaient au front, repoussant sans cesse les assauts des guerriers elfiques.

Voulant en finir avec les Longues Barbes, les Sarbats invoquèrent des profondeurs de la terre des créatures non humaines, non vivantes : les Démons. Pour la première fois, une faille s'ouvrit entre l'Inferës (territoire souterrain où vivent les démons) et Geadrâs. Les Démons émergèrent par centaines des mines des Nains et, telle la marée, ils dévastèrent tout sur leur passage. Le Haut-Roi Balran Le Juste, qui venait de prendre ses fonctions, utilisa le marteau runique pour sceller à jamais l'entrée de l'Inferës. La rune apposée était si puissante qu'elle aspira entièrement l'âme du jeune roi qui s'écroula sans vie en une poignée de secondes. Héros de tout un peuple, il fut élevé au rang de Dieu et trônait à présent aux côtés de Grungi, Solveig Rinkhûzud, Grimnir et Valaya. Une nouvelle fois, la tentative des Elfes échoua et la colère des Nains n'en fut que plus grande encore.

Récemment des changements majeurs se déroulèrent sur Geadrâs : le Pacte des Cinq rassembla les cinq races qui habitaient désormais le continent. Les Khuzûd avaient échoué dans leur mission mais le Haut-Roi actuel désirait que les choses changent et voulait mettre un terme aux conflits sévissant sur leurs terres. Cette décision n'était pas de l'avis de tout le monde et le nouveau roi se fit dans son propre camp bon nombre d'ennemis qui ne toléraient pas que les Sarbats demeurent sur Geadrâs. Une trêve fut donc signée entre les peuples, cependant les tensions demeurent et il suffirait d'un rien pour mettre le feu à la poudrière et ainsi satisfaire à nouveau le désir des Dieux...


Auteur: Alrik

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