Le corps est une barrière pour l'esprit ? [Alrik]

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Le corps est une barrière pour l'esprit ? [Alrik]

Message par Kin-Fei le Sam 27 Fév 2010 - 19:33



Les yeux rivés au ciel, dans une nostalgie sans fin, le monde paraît si grand. On existe même plus quand tous les rêves son dirigés vers un infini mystérieux et incertain. L'esprit peut facilement se perdre...Et pas une multitude de chemins, mais un immense ciel capricieux vous noie dans ce que pourrait être la liberté.
Enfin, aujourd'hui, il n'était pas si capricieux que ça et sa lumière envahissait la montagne. Depuis qu'il suivait l'esprit prisonnier, le grand oiseau noir, Kumo no Ame, n'avait vu que relief sur cette île. Il dévisageait les "chasseurs" de proie qu'il croisait. Tous lui demandaient pourquoi il était devenu l'ombre du vent, et à tous il répondait qu'il ne l'était pas. Il n'avait fait que s'attacher à l'étrange esprit. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait la certitude que le monde s'ouvrait devant lui à chaque battement d'ailes. Il ne suivait pas le vent, il calquait sur ses traces un rythme imprévisible qui l'entrainait haut, toujours plus haut, loin, très loin...Vers le "Ciel".

Un sifflement léger, comme le son d'une brise, pur et unique, attira son attention vers le bas. Lorsque sa descente piquée atteignit son seuil, il fut accueillit par un sourire innocent et joyeux. Oui, il s'était attaché à l'étrange esprit qui savait lui murmurer comme murmure le vent...

Sur la montagne s'élevait un chant plein de joie et de vie, égayant de milles couleurs les roches sombres. C'était une gamine de 15 ou 16 ans, les bras balançant, le sourire aux lèvres et les yeux pétillants qui cheminait à allure constante accompagnée d'un oiseau noir qui la suivait comme son ombre. Elle était souple et agile et se déplaçait sans réelle difficulté du matin au soir et qui ne ralentissait jamais. Ses cheveux, ébouriffés par le vent qui se levait, étaient une coiffure singulière où réchappaient deux épis qui n'avait jamais été coupés. On lisait dans son attitude une éducation limitée et un tempérament téméraire, le genre qui ne recule devant rien et qui répond avec les mots qui lui semblent bons. Et oui, une petite fripouille ainsi chevronnée s'élançait avec entrain sur les montagnes du Royaume des Nains...sans en avoir conscience.

- Descend Kumo, je suis trooop jalouse !


L'oiseau ne daigna pas bouger une plume. Pourtant, il prêta l'oreille, on ne sait jamais ce que pourrait dire la dingue qui s'amusait dans un lieu inconnu qui lui paraissait bien dangereux de là-haut...

- Roooh...J'aimerais tellement pouvoir faire comme toi...Tu sais, des fois j'imagine que je suis un oiseau quand je regarde le ciel et je vole vraiment !


Kumo no Ame rit intérieurement.

- Te moques pas ! Je te jure que c'est vrai ! Si seulement j'avais des ailes comme toi...


Les nuages défilaient à vive allure au dessus de leur tête. L'oiseau, qui faisait partie intégrante des lois du ciel, pressentait une averse, mais rien n'arrêterait la jeune fille de toute façon.

- Un jour, le vieux Jiro m'a dit, continua-t-elle en levant un doigt comme si la leçon était d'une immense sagesse, qu'en fait seuls les choses possédant des ailes peuvent voler, mais je ne suis pas d'accord du tout ! Si je peux voler en regardant le ciel, cela veut dire que même moi, un jour, je volerai vraiment ! Tu ne crois pas ?


L'oiseau descendit en altitude. A seulement quelques mètres du sol, plus près de l'esprit tapageur, il entendrait mieux. Bien qu'il était sûr et empli d'orgueil d'être le seul des deux qui pourrait jamais toucher les nuages. Aucune pitié n'existe dans le règne animal. Si la bipède ne peut voler, elle ne le pourra jamais.

- Tu vois les papillons ? Et ben au début, ce ne sont que des chenilles rampantes, mais à la fin de leur vie, pour quelques jours seulement, ils peuvent voler et éparpiller de jolies couleurs dans le ciel ! Un jour, je ne serais plus une chenille ! C'est un défi !


Elle aimait se lancer des défis, et celui là était "l'éternel défi" qu'elle n'arrivait pas à réaliser.

- Il faut de la patience, tu vois ? Il faut que je sois prête avant^^


Elle tendit un bras vers le grand bleu d'en haut et saisit un nuage parmi ceux qui s'amoncelaient et qui annonçaient une pluie prochaine. Le poing serré, toujours tendu vers le ciel, elle sourit à l'oiseau noir et lui fit un clin d'œil.

- Tu verras !


Tiens, les nuages prenaient la couleur grise et la prochaine étape serait...Le monde !
Dans sa tête, elle était dans le monde, elle en faisait partie. Et s'évader...Elle aimerait tellement être partout d'un seul coup et franchir cette barrière qu'était son corps qui l'empêchait de faire ce qu'elle aurait voulu faire. Un jour Luoïl lui avait dit que si le corps empêchait de faire certaines choses, il en autorisait d'autres. On lui avait toujours dit de profiter de la vie, alors, tant pis, elle faisait avec. Elle s'était juré qui si le corps faisait entrave, elle se débrouillerait pour en contourner le maximum de principes. C'est sans doute pour ça qu'elle ne pouvait s'empêcher de bouger en tous sens, de chercher des positions improbable pouvant prétendre suivre les méandres de sa pensée. Mais elle ne s'estimait jamais satisfaite. Voler, c'était son rêve ultime, elle ne lâchait pas le morceau. Elle se persuadait qu'un jour, son corps laisserait son esprit traverser toute logique pour s'évader dans un monde qu'elle savait inaccessible avec ces embarrassantes jambes et ces encombrants bras...
Un jour...

Kumo no Ame aperçut une présence non loin de là. Il se posa sur le bras de la gamine, lui indiquant ainsi que trouver un abri serait à présent la chose la plus sensée de l'instant. Ensuite, ils auraient tout le temps de rêver.

Oui, ils avaient beaucoup de temps pour rêver...

Spoiler:
Alors, comme je l'avait oublié, je le met maintenant...c'est un peu tard, mais bon...
Kin perd 3 points d'EN parce que ça fait quand même un bail qu'elle marche dans ses montagnes.


Dernière édition par Kin-Fei le Dim 28 Fév 2010 - 8:13, édité 1 fois
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Re: Le corps est une barrière pour l'esprit ? [Alrik]

Message par Alrik le Dim 28 Fév 2010 - 0:23

Le vent, l'air immensité se mêlant, s'accouplant et jouant ensemble dans un même tourbillon de bohneur et de joie. Le vent froid et joueur parcours la terre et s'amuse de tout, soulevant les feuilles mortes pour tenter de leurs redonner un souffle d'espoir, de vie, d'energie, dans un craquement de douleur. Il aime souffler sur les hauteurs des montagnes pour balayer les couches de neiges éternelles et les faire glisser jusque dans les vallées verdoyante de la terre. Il accompagne le galop effreiné des étalons des plaines, soulevant la poussièr derière eux, les poussant pour les mettre hors d'atteinte des prédateurs assoifés de sang. Le vent est bonté, rêve et apporte à Naravel la pureté qu'il lui manque parfois.
Toutefois le vent se fait parfois violence, se fait dévastateur, se fait tempête. L'air chaud, chargé d'oxygène permettant aux espèces de vivre et de se complaire sous le vent joueur et enjoleur, se trouve être son ennemi juré lorsque ceux ci entre en collision. Les courants chaud et froid se mêlent dans un tonnere de mécontentement, les nuages grisé par le mépris et l'inquiètude entoure les deux combattants bien décidés à ne céder aucun pouce de son territoire. L'affrontement titanesque bouleverse la terre, les nuages pleurent de tristesse une grosse pluie, le soleil, honteux se cache derrière ce qu'il peut pour ne pas assister au massacre. La lune quant à elle s'insuporte des chamailleries de ses amis et ne se montre que la nuit ou elle règne en maître, parfaite étoile dans le ciel noircit. Toutefois le jour, le vent et l'air s'affrontent, combat symbolisant toute la violence, toute la colère de Naravel réunit par l'accouplement de deux êtres pure. Le mélange des deux donne naissance à des catastrophes et le ciel se déchaîne. Grondement, fracassement, foudroiement, tout est perturbé même pour les plus petite créature de la terre. Le ciel change de manteau lorsqu'il le souhaite et aujourd'hui en seulement quelque secondes, une merveilleuse journée ensoleillée prenait des teintes de pleure et de malheur, symbole de catastrophe? Qui sait...


**

Il y a quelques heures le soleil illuminait les montagnes du royaume des Nains et puis en une poignée de secondes, le ciel s'était déchainé. Les goutes de pluies tombaient à grosse goutte sur les piques rocheux des montagnes et chutaient lourdement sur le petit être qui courrait à travers les hauteurs fraiche de Geadrâs. Ses cheveux d'un roux flamboyant étincellait telle une flamme brillante, coiffé en crête ils semblaient être épargnés par la pluie ruisselante. Ses bras dénudés se balançaient de chaque coté de son buste pour lui donner une aisance plus grande dans sa course. Ses jambes puissantes sautaient de rocher en rocher et malgré sa petite taille il progressait rapidement et ne posait jamais les mains par terre pour se rattraper. C'était un habitué de la montagne, il pouvait combattre, courire sans risquer de se blesser sur son terrain. Les goutes d'eau plocaient mélodieusement sur le métal des fourreaux de ses haches, qu'il portait dans son dos, solidement fixées par de solides sangles de cuir. Sa tenue en fourrure brune gorgée par la pluie avait noirçit et alourdissait grandement son poids. Les paupières du Nain tentaient de filtrer l'eau qui lui coulait sur le visage pour qu'il continue de voir correctement ou il posait les pieds. Trempé jusqu'au os il avait grandement besoin d'un abri pour attendre que la pluie cesse, loin dans le ciel un oiseau étrange au plume noir poussa un cri strident. Le son se porta loin dans les montagnes dans un écho violent, lorsque le Khuzûd chercha à déterminer à quelle race il appartenait, celui-ci avait déjà disparu dans un piqué magnifique.
La ou l'oiseau allait, il irait, car il devait certainement lui aussi chercher un lieu pour se protéger de la pluie, ses plumes n'étant pas impérméable comme celle des gryphons. En tous les cas supposait-il.
Il pressa le pas et bientôt se trouva devant une grotte assez grande et profonde pour abriter un régiment d'une centaine de guerriers orcs. Le Nain entra dans la pénombre du lieu et se secoua de haut en bas en frottant ses bras pour en dégager un maximum d'eau. Il jura dans sa barbe flamboyante et s'enfonça un peu plus dans la caverne sombre. Il se stoppa brutalement lorsque de la fumée blanche s'échappa du fond de la grotte. Fumée témoin de la présence d'une personne dans la caverne. Le jaune d'une paire d'yeux s'aluma dans la pénombre et rapide comme l'éclair le Nain dégaina une de ses haches d'un mouvement fluide de la main vers son dos.


- Qui est là? interrogea t-il en scrutant la pénombre. Mais aucune voix ne s'élevait du fond de la caverne. Il s'avançait prudemment de peur de tomber sur une Houp Geampt en train de mettre bas, elles étaient trois fois plus dangereuse à ce moment là qu'à n'importe qu'elle époque de l'année. Une goutte d'eau coula dans ses yeux noirs de jet et un claquement retentit dans le fond de la grotte, un oiseau au plume noir s'échappa du fond de l'abri et fonça sur le Nain. Il passa à quelques centimètres au dessus de sa tête et s'échappa. Le Khuzûd se détendit un moment mais se remit en garde lorsqu'une gamine aussi haute que lui courrut dans sa direction, ou plutôt vers l'exterieur. Elle passa à coté de lui comme si elle ne l'avait pas vu et se jeta sous la pluie appellant à se tuer la voix l'oiseau aux plume noir.

- Reviens ne t'en fais pas ce n'est qu'un enfant tu n'as rien à craindre!! criait-elle.

Elle traversa à nouveau le rideau de pluie et revint à l'abri de la grotte. Le naug n'avait pas rangé sa hache, il savait que les elfes jouaient parfois d'articifces pour prendre l'apparence d'enfants et ainsi tromper la vigilence des autres races. Avec lui ca ne prendrais pas! Elle posa ses grands yeux sur le Nain et sourit, dévoilant une rangée de dents parfaitement blanchie.


- Ne t'en fais pas! Il n'est pas méchant ce n'est que mon ami Kumo no Ame il ne te fera rien tu sais, expliquait-elle comme si elle s'adressait à un enfant, je m'appelle Kn-Fei et je te protégerais reprit elle.

Elle leva sa main et fit mine de mesurer la hauteur du Nain puis compara avec la sienne.
- Tu es plus petit que moi, quel âge as tu? Douze ans? demanda t-elle.

Le Khuzûd fit une grimace comme si elle l'avait insultée et râla:
- Hey petite tu as jamais vu de Nains de ta vie ou quoi? Je suis Alrik et j'ai trois milles ans!
- MEnteur! lacha la fillette, les gens vivent pas si longtemps!
- Et pourtant si! Mais d'ou tu sors pour ne rien savoir comme ça? Et d'ailleurs qu'est ce que tu fiche ici toute seule? Ou sont tes parents?

Cette dernière question sembla jeter un froid sur le visage de Kin-Fei qui s'était plaquée les mains sur le visage rapidement, telle une furie, elle s'agitait.
- Je peux pas me souvenir! J'y arrive pas! Non ne me forcez pas!!! criait-elle.

Alrik rengaina sa hache et posa ses grosses mains sur les épaules de la fillette pour essayer de la calmer, au contact de sa peau sur la sienne elle sursauta et revint à elle. Un sourire grandiose se dessina sur ses lèvres, un sourire qui semblait jamais ne pouvoir s'effacer.
Dehors le ciel s'éclaircissait et le soleil se faisait gros pour fêter la fin du combat entre les vents....


Spoiler:
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Re: Le corps est une barrière pour l'esprit ? [Alrik]

Message par Kin-Fei le Dim 28 Fév 2010 - 10:15

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Kin posa une main distraite sur la paroi d'une grotte profonde. Une respiration régulière mais agitée emplissait l'endroit. Elle était trempée et Kumo s'était déjà engagé dans l'immense couloir de roche. Il y faisait sombre. Mais la jeune fille sentait la présence d'un autre être, qui n'était pas humain. En effet, lorsqu'elle s'y était avancée, un sifflement singulier la rejeta. Elle posa son regard sur une créature inconnue et fascinante, mettant bas.

-Je ne fais que passer, t'inquiète pas.


Elle resta ainsi derrière la bête étrange écoutant le son de la pluie qui gouttait fort à l'extérieur. Bercée par cette musique régulière, elle crut s'endormir un instant. Elle s'était surement endormie d'ailleurs, puisqu'elle rêvait le vent tourmentée des Montagnes. Elle rêvait qu'il était provoqué par le vol d'un Dragon puissant qui, d'un battement de ses ailes écailleuses, faisait naitre des tornades et des rafales impressionnantes. L'instant d'après, elle ne dormait plus. Kumo no Ame pris élan sur son bras, la griffant légèrement et involontairement, et sortit de la grotte. Il devait sûrement avoir faim. En entendant son ventre gargouiller, la gamine, l'air sérieux, se dit qu'elle aussi, elle aimerait bien deux trois trucs à se mettre sous la dent. Alors elle se mit à courir en direction de l'oiseau, déjà parfaitement éveillée.

Elle comprit seulement que Kumo ne l'avait pas attendue comme à son habitude. Kin-Fei scruta les alentours et aperçut une silhouette de petite taille, très petite taille, qui aurait pu être un enfant. L'oiseau avait du prendre peur et s'était enfui. En fait, à y voir de plus près, l'enfant avait une barbe et une hache tranchante. Un chasseur d'oiseau débutant ? Elle sourit et ferma les yeux en repensant à son grand frère lui apprenant la chasse...Elle était tellement maladroite et bruyante qu'elle n'avait pas attraper le moindre gibier en trois jours entiers ! Heureusement qu'au bout du quatrième jour elle avait eu une bestiole, bon d'accord rikiki, mais elle l'avait eu ! Elle avait été toute fière en rentrant à la caravane...

Maintenant, elle n'avait plus que Kumo, même si elle savait pertinemment qu'il ne lui appartenait pas. Il était devenu son ami, bien que cela faisait peu de temps qu'il la suivait pour elle ne savait qu'elle raison. Elle sortit précipitamment de la grotte et, les main autour de la bouche hurla sous la pluie pour se faire entendre au milieu du vent qui grondait.
- Reviens ne t'en fais pas ce n'est qu'un enfant tu n'as rien à craindre!! criait-elle.

L'oiseau, si fidèle, revint après quelques minutes, convaincu que s'il restait à ses côtés, il ne risquerait rien. Ils avaient déjà eu affaire à des chasseurs et Kin les avaient tous envoyé balader. Il rentra à l'abri et s'ébroua, les plume suintantes de gouttelettes brillantes. La gamine se dirigea vers l'enfant. Au campement, les enfants aimaient toujours jouer avec Kin-Fei, parce qu'elle inventait toujours des choses bizarres et amusantes. Elle savait comment captiver l'attention d'enfants, c'était le vieux Jiro qui lui avait appris.
- Ne t'en fais pas ! Il a juste eu peur, il ne te fera rien. C'est mon ami, Kumo no Ame, expliqua la gamine à ce qui lui semblait un gamin, Moi, je suis Kin-Fei et si t'as peur, je te protégerai^^

Elle avisa la barbe et la hache de l'enfant. Faisant mine de réfléchir, elle mesura sa taille puis celle du petit rouquin et constata qu'il était plus petit.
- T'es tout p'tit^^Quel âge tu as ? Douze ans ?
L'enfant fit la grimace et la gronda presque :
- Hey petite tu as jamais vu de Nains de ta vie ou quoi? Je suis Alrik et j'ai trois milles ans!
- C'est pas possible, personne peut vivre aussi longtemps !
- Et pourtant si! Mais d'où tu sors pour ne rien savoir comme ça? Et d'ailleurs qu'est ce que tu fiche ici toute seule? Où sont tes parents?

La gamine eut un mouvement de recul. Son coeur manqua un battement, pour repartir à toute allure. Ses parents ? C'est quoi des parents ? Elle a des parents elle ? Elle ne sait plus...Raaaah, c'est énervant !
- Je sais pas, je sais pas ! je sais plus ! j'arrive pas à me souvenir...!
Elle était comme déconnectée de la réalité. Deux mains la ramenèrent sur terre. Elle eut un sursaut.
- Haha ! Des parents ? Bah j'en ai pas ^^
Revirement soudain, elle sourit de toutes ses dents et planta son regard dans celui du...Nain ?

- Dis dis, c'est quoi un nain ? T'as Trois milles ans ? T'es super vieux ! c'est quoi la bestiole au fond de la grotte ? Dis dis, c'est quand la mer ?

Et voilà, la machine à questions enclenchée. Elle ne respirait qu'à peine entre chaque phrases, assaillait le pauvre petit homme d'un tas de questions sans lien les unes avec les autres et sans même lui laisser le temps de répondre. Ses yeux brillaient plus que jamais et son attitude traduisait une excitation et une impatience à l'idée d'apprendre quelque chose.

- Pourquoi t'es tout p'tit ? T'es un chasseur ? Elle est lourde ta Hache ? Je peux l'essayer ? Oh regarde ! il pleut plus !

Le soleil apparaissait doucement d'entre les nuages, annonçant un après midi humide mais ensoleillé. Le ventre de Kin-fei émit un gargouillis.

- T'aurais pas un truc à manger ?

Spoiler:
Kin regagne 1 point d'EN parce qu'elle fait un roupillon^^
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Re: Le corps est une barrière pour l'esprit ? [Alrik]

Message par Alrik le Dim 28 Fév 2010 - 13:26

Toutes les questions de la fillette venait harceler le Nain à la crête flamboyante. La naïveté de celles-ci donnait un air encore plus innocent à la jeune fille qui se faisait appeler Kin-Fei. Un nom qui lui était inconnu et qu'il n'avait jamais entendu sur la surface de Geadrâs. Le soleil illuminait le ciel etun arc en ciel se dessina en son sein, l'astre bleutée encore humide du torrent de pluie qui s'en était deversé. Les yeux noir de jet du Nain analysèrent alors en détail le visage de Kin-Fei qui brillait de milles feu à la lumière du jour. Elle rayonnait et la regarder suffisait à éguailler une journée. Le ventre de la fillette cria famine et suffit à sortir Alrik de ses songes. Sa voix fluette et douce jaillit de ses petites lèvres rosées:

- T'aurais pas un truc à manger?

Ses questions incessantes et le vocabulaire qu'elle employait était témoin de son jeune âge. La curiosité l'emportait mais c'est le souvenir de son étrange comportement lorsqu'il avait parlé de ses parents qui l'intriguait le plus.

- Non désolé je n'ai rien à manger sur moi, répondit le Khuzûd de sa voix la plus douce, comme si la jeune fille avait que quelques années.

- Tu sais je suis pas un bébé tu peux me parler correctement lança t-elle.

Un sourire se dessina sur le visage du Nain qui se termina dans un éclat de rire. La fillette qui ne comprenait pas pourquoi le Naug s'était soudainement mis à rire suivit et bientôt un canon de rire résonna dans la grotte. Le bruit résonnait sur les paroies et c'est une cacophonie terrible qui se créa...